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Full text of "Repertoire des architectes, maçons, sculpteurs, charpentiers et ouvriers français au XIe et au XIIe siècle"

A 
013 


















£X LIBRIS 

WALTER MUIR 

WHITEHILL JUNIOR 

DONATED BY 

MRS. W. M. WHITEHILL 

1979 









^mmr^ 


















REPERTOIRE 



DES 



ARCHITECTES, MAÇONS, SCULPTEURS 

CHARPENTIERS ET OUVRIERS FRANÇAIS 

AU XI' ET AL' Xir» SIÈCLE 



PAR 



Eugène LEFÈVRE-PONTALIS 

niHECIElIi I) K LA SOCIIÎTK FRANÇAISE 11 ' A H C H K O L O G I E 

PROFESSEL'lî A l'ÉCOLE DES CHARTES 

MEMBRE DE LA COMMISSION DES MONUMENTS HISTORIQUES 



CAbJN 

HENRI 1)151, KSQUES, IMPRIMEUR-ÉDITEUR 
34, RUE Demoi.ombe, 34 

1912 



DU MEME AUTEL H 



Études sur la date de léjïlise de Saint-Geriner. dan^ la Biblio- 
thèque de l'École des C/iartes, t. XLVI, 1885. et Je Bulletin 
Monumental, t. LU, 1886. 

Étude sur le chœur de Téslise Saint-Martin-des-Oliamps à Pjiris, 

dans la Bihliothùr/ue de l'École des Clua-ws. t. Xr.VII. 1886. 

iUonosrrapliies des ésrlises d'Épone. d*liardricourt. de Juziers, 
de iMeuIan. de Triel et de (iassicourt, dans le Bulletin de 
la Coni/iiission des untiquilés et des ar-ts de ^eine-et-Oise, 
t. V. VI. VII et VIII. 1885 à 1888. 

Étude historique et archéolos:i«|U<'!^"'' ré«'IisedeParay-le-Monial, 

dans les Mémoires de la Snciéié èdiienne. 2" série, t. XIV, 
1886. 

Croix en pierre des W et Xir siècles dans le nord de la France, 

dans la Gazette archéolo;/i'/iie, 1885. 

Étude sur les chapiteaux de l'éslise de Chivy (.Aisne), dans la G((- 
zette ai'cltèolixji'iiie. 1887. 

Notices archéologiques sur les éfflises de Sanleuil et de (Jonesse. 

dans les Mémoires de la Sucièlè /tistori</ii/' de Poniuise et du 
Vexin, t. X et XI. 1886 et 1X87. 

MonOiffraphie de l'éfflise de Villers-8aint-Paul (Oise), dans les 
Mémoires de la Société académique de l'Oise, t. XIII, 1886. 

Notice archéologique sur réalise Saint-Gervais de Pontpoint 
(Oise), dans les Mémoires du Comité arcliéoloqinue de Sentis, 
1887. 

Étude sur la date de la crypte de Saint-Médard de Soissons. dans 

le Couf/rés archéolof/iqrie de Soissons. 1887. 

Étude archéologique sur l'église de la Mjideleine de Châteaudun, 

dans le Bulletin de la Société diinoise, t. V. 1888. 

Monographie de l'église Saint-Maclou de Pontoise, 1888. in-4°, 
188 p. et 11 ])1., dans les publications de la .Société liistorique 
de Pontoise et du Vexin. 

Étude liistorique et archéologique sur la nef de la cathédrale 
du Mans, dans la Reçue histori(/ue ei arclu''oloiji<iue du 
Maine, t. XXV, 18N9. 

L'architecture religieuse dans l'ancien diocèse de Noissons au Xr 
et au XIJ' siècle, Paris. Pion. 1849 1896, 2 vol. in-iol., 237 228 
p. et civ pi. 

L'abbave de Xoirlac (Cher), dans le Conqrès <(rc/iéoloqique de 
Bourges. 1900. 

Histoire de la cathédrale de Xoyon, dans les Ména)ires du Comité 
historique et arc/iéolof/ique de Nor/ou, t. XVII, 1901. 

L'ég^Iifse de Chars (Seine-et-Oise). dans le Bulletin Monuiuental 
t. LXV, 1901. 



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in 2011 with funding from 

University of Toronto 



http://www.archive.org/details/repertoiredesarcOOIef 



RÉPERTOIRE 



DES 



ARCHITECTES, MAÇONS, SCULPTEURS 

CHARPENTIERS ET OUVRIERS FRANÇAIS 

AU XI' ET AU Xn« SIÈCLE 



PAR 



Eugène LEFÈVRE-PONTALIS 

DIRECTEUn DE LA SOCIÉTÉ FRANÇAISE D ' A R C II ÉO L O G I E 

PROFESSEUR A l'ÉCOLE DES CHARTES 

MEMBRE DE LA COMMISSION DES MONUMENTS HISTORIQUES 



CAEN 

HENRI DELESQUES, IMPRIMEUR-ÉDITEUR 

34, niiK Demoi.ombe, 34 

1912 



Extrait du Bulletin Monumental. — Année 1912. 



REPERTOIRE 



DES 



ARCHITECTES, MAÇONS, SCULPTEURS 

CIIAKPENTŒRS ET OUVRIERS ERANÇAIS 

AU XI-^ ET AU XII- SIÈCLE 



Depuis plusieurs anuées. j'avais eu soin de noter au pas- 
sage, en lisant les elironiques. les obituaires. les comptes 
du moyen âge, en ('tudiant les inscriptions el les marques 
de tacherons, les noms des architectes et des ouvriers de 
la période romane ou de l'époque gothique qui ont travaillé 
à la construction el à Fornementation des églises et des 
châteaux de la France. Si je me décide à imprimer la pre- 
mière partie de ce répertoire, c'est que la publication 
récente de l'ouvrage de notre savant confrère M. Victor 
Mortet (1) ma permis de compléter mes listes. 

La conditioii des architectes du moyen âge. bien difîé- 
rente de celle des architectes d'aujoiird liui, correspondait 
au rôle que remplissent actuellement les chefs de chantier. 
Ils vivaient avec leurs ouvriers, se rendaient dans les car- 
rières pour choisir les pierres qui leur convenaient, traçaient 
les épures des arcs et des voûtes sur des aires réduites : 

(1) Recueil des textes relatifs à l'histoire de rarcliitectiire et à lu condition 
des architectes en France un inoijcn l'uje, XI-XIL siècles. Paris, A. Picard, 
1911, iii-8% Lxv-515 p. 



4 REPERTOIRE DES ARCHITECTES. MAÇOxNS, SCULPTEURS, 

leur salaire n'était guère plus élevé que celui des appareil- 
leurs, même au XV'' siècle. Lalbum de Villard de Honne- 
court prouve qu'ils s instruisaient en voyageant, mais 
beaucoup ne durent jamais quitter leur pays d'origine, 
surtout au XII'' siècle où ils ne manquaient pas d'ouvrage. 
En étudiant les églises rurales voisines les unes des autres, 
on est souvent frappé de certaines ressemblances qui 
dénotent Tœuvre du même maîti-e et des mêmes tailleurs de 
pierre. Ainsi, en relevant les profils des arcs dans les églises 
de Cuise (Oise) et de Montigny-Lengrain (Aisne), séparées 
par une faible distance, j'ai remarqué qu'ils avaient été 
découpés suivant le même modèle. 

Le nom des plus grands architectes français du XII*^ siè- 
cle reste inconnu, à lexception de ceux des églises abba- 
tiales de Montierneuf à Poitiers, de Conques-en-Rouergue. 
de Saint-Bertin, d'Andres, de Grandmont, de Saint-Benoît- 
sur-Loirc, de Saint-Ouen de Rouen, de Saint-Père de 
Chartres et des cathédrales de Santiago de Compostelle 
et de Cantorbéry. Les sculpteurs cpii ont signe des cha- 
piteaux ne sont souvent que des artistes de second ordre, 
comme les deux constructeurs signalés par M. Labande 
qui ont gravé leur nom sur les églises de Saint-Pantaléon 
(Vaucluse) et de Notre-Dame de Colombiers (Gard). Les 
textes font plutôt connaître les noms des évêques, des 
abbés ou des seigneurs qui ont entrepris la construction 
d'une église que ceux des maîtres de l'œuvre. Le Livre 
noir du chapitre de Coutances fait mention d'un plombier 
et d un menuisier qui travaillèrent à la cathédrale du XI" 
siècle, mais le nom du chef de chantier n"y est pas indi- 
qué. De même, Suger ne cite le nom d'aucun de ses col- 
laborateurs à Saint-Denis. 

II faut tout d'abord établir une distinction entre les véri- 
tables architectes et les grands bâtisseurs, commeGuilIaume 
de Volpiano, abbé de Saint-Bénigne de Dijon, Gauzlin, 
abbé de Saint-Benoît-sur-Loire. Airard. abbé de Saint-Remi 



CUARPENTIERS ET OUVRIERS FRANÇAIS O 

de Reims, Odolric et Adémar, abbés de Saint-Martial de 
Limoges, saint Hugues, abbé de Cluny, saint Robert, pre- 
mier abbé de La Chaise-Dieu, qui fît réparer cinquante 
églises. Durand, abbé de Moissac. Suger, Lanfranc. Ful- 
bert, évèque de Chartres. Gundulphe, évèque de Rocliester. 
Foulque Nerra, comte d'Anjou, et tant daulres person- 
nages qui prirent l'initiative de grands travaux. Les chroni- 
queurs font suivre leur nom du mot constraxit et le moine 
Odorannus affirme que le roi Robert le Pieux vexdificnvit 
le monastère de Saint-Pierre-le-Vif, à Sens, comme nous 
dirions encore aujourd'hui que Louis XIV a bâti, au lieu 
de a fait bâtir (1), le palais de Versailles, mais il n'en est 
pas moins certain que leur rôle se bornait à recueillir des 
ressources, à activer les travaux et à faire appel à de bons 
ouvriers. L'un d'eux. Pierre, abbé d'Andres, en Boulonnais. 
donnait cependant l'exemple, en chargeant les pierres sur 
les chariots et en les mesurant avec une règle graduée (2), 
mais c'est un architecte laïque qui dirigeait les chantiers de 
l'église abbatiale. Hugues, abbé de Selby, en Angleterre, tra- 
vaillait avec les maçons et touchait sa paye tous les samedis 
pour la donner aux pauvres 3). Frédéric, comte de Verdun, 
aidait les maçons à bâtir les tours de l'abbatiale de Saint- 
Vanne, à Verdun, et portait sur ses épaules l'oiseau de bois 
rempli de mortier, comme un simple manœuvre (4). 

(1) L'emploi des mots jieri fecit est rare dans les textes. J'en trouve 
cependant des exemples dans l'obituaire de la cathédrale de Lyon et 
dans l'inscription de la mosaïque de Ganagobie. Cf. Mortel, p. 269 et 355. 

(2) « Cuni ligno vel virgula geonietrica lapides meliens et véhicule su- 
perponens ». Willehni chronica Andrensis, dans Mortet, p. 390. 

(3) « Quotidie siquidcm cucullo indutus operario, lapides, calcem et 
qua-que operi necessaria humeris suis supposita cum caetcris operariis 
ad nuirum solebat advehere et omni sabbato mercedem sibi, sicut unus 
ex operariis accipiens, pauperibus erogavit ». Hist. Selebiensis mon., dans 
Labbc : Xou. Bihl., t. l, p. 607. 

(i) Chronicon Hiigonis, dans Mignc : Patroloijie latine, t. CLIV, col. 
206. Cf. Mortel, p. 45. 



6 REPERTOIRE DES ARCHITECTES. MAÇONS. SCULPTEURS, 

T. es (iironiqucs du XI* et du XII'' siècle font souvent 
mention do moines architectes. Ainsi Selva, maître de 
l'œuvre de Saint-Martin-du-Canigou, Pons, qui bâtit l'ab- 
baye de Montierncuf à Poitiers. Alquier, qui éleva l'abba- 
tiale de Saint-Bertin, à Saint-Omer, Raoul, qui reconstruisit 
le monastère de Saint-Jouin-de-Marnes, Hezelon, architecte 
de ral)batialc de Cluny, Hilduard, constructeur de l'abba- 
tiale de Saint-Père de Chartres, Adam et Giraud, archi- 
tectes de Saint-Benoît-sur-Loire, étaient des religieux, 
comme Jean, bc'nédictin de la Trinité do Vendôme, qui fut 
appelé au Mans vers 1110 par l'évéque Ilildebert de Lavar- 
din pour reconstruire sa calh(''drale.Les Coutumes de Farl'a, 
rédigées vers le second (piart du XI' siècle, fixent les 
dimensions des bâtiments d'un monastère bénédictin dont 
le plan-type serait facile à tracer. 

Les abbayes confiaient parfois à des moines la mission 
d'aller bâtir une église dans un prieuré ou dans une 
paroisse éloignée. Giraud, moine de l'abbaye de Sainl- 
jNIartin d(^ Tulle, lut rarcliitecte de l'église de Saint-Bonnet- 
ri'>nl'aiilier, prèsdeBrive. Dieudonné, religieux de Con(|ues, 
fut chargé d'élever deux églises, à Esclottes et à Sarda,près 
de Bazas. Robert, abbé de La Chaise-Dieu, envoya le 
moine Théodard en Saintonge pour bâtir l'église du prieuré 
de Sainte-Gemme. Le moine Hébert, originaire de Mont- 
majour, éleva les bâtiments du prieuré de Correns. Le cha- 
noine .lean fut l'architecte de l'église de La Chaize-le- 
Vicomte. Quelques religieux, comme Payen, Raymond 
Gairard et Hébert, surent aussi construire des viviers, des 
ponts ou des conduites d'eau. 

Il ne faut pas croire, comme Viollet-le-Duc l'a prétendu, 
que les maîtres d'œuvre laïques n'apparaissent qu'au XIIP 
siècle, au moment oîi l'architecture gothique arrive à son 
plein développement. Ainsi Gautier Coorland bâtit Saint- 
Hilaire de Poitiers, Hugues dirigea les ouvriers de l'abba- 
tiale de Conques-en-Rouergue, Bérenger et Vital travail- 



ClIARPEiNTIERS ET OIVRIERS FRANÇAIS 7 

lèrcnt au Xll'" siècle à la cathédrale de Chartres. Giraud à 
légrlise du monastère de Grandmont. Aimon à Fabbatialc 
d'Andres. Les maîtres de l'œuvre de la cathédrale de 
Santiago de Compostelle se nommaient Bernard et Robert. 
Guillaume de Sens fut l'architecte du chœur de la cathé- 
drale de Cantorbéry. 

La plupart des textes du XL' et du XII'' siècle se rap- 
portent à des églises. On ne connaît les noms que de trois 
ingénieurs militaires, comme Lanfroi, constructeur des châ- 
teaux de Pithiviers et d'Ivry-la-Bataille. Robert de Bellème, 
qui éleva le premier château de Gisors, et Ingelbert, archi- 
tecte du château de La Chaize-le-Vicomte. en Vendée. Les 
bâtisseurs de ponts sont plus nombreux. Ainsi, en 1076. le 
prêtre Tedinus lança un pont sur la Saône, à Lyon. Ray- 
mond Gairard entreprit, au XIL" siècle, la construction de 
deux j)onts sur le Gers; Aimon appareilla un pont sur 
lAusque. en 1178, et Jean Bénézet sut conduire à bonne 
lin l'œuvre difllcile du pont d'Avignon, commencée vers 
1177 et terminée en 118.") (1). Le seul architecte d'une 
maison, dont un cartulaire nous ait conservé le souvenir, se 
nommait Pierre de Saint-Andn'' et vivait à Grenoble. Enfin, 
il est certain qu'André, maître-maçon à Troyes, qui devint 
plus tard architecte de Thibaut IV. comte de Champagne, 
dut élever des bâtiments civils. 

Les chroniques font mention des forêts où se trouvent 
les bois de construction donnés aux moines par leurs bien- 
faiteurs (2). Hérimar, abbé de Saint-Remi de Reims, exploita 
la forêt d'Orbais pour se procurer les poutres nécessaires à 
la couverture de l'église (3). Guillaume d'Andres raconte 

(1) D'autres textes du XI« et du XII"^ siècle se réfèrent à la construc- 
tion de ponts sur l'Aa, la rivière de Hem. la Lys, la Maine, la 
.Mayenne, la Charente, le Tarn et l'Hérault. Cf. Mortet, p. 104, 110, 
r22, '2(51, 392, et Marchegay (Paul) : Archiues d'Anjou, t. III, p. 6. 

(2) Mortet, p. 18, 260, 270, 288, 296, 339. 

(3) Ihid.. p. 43. 



8 RÉPERTOIRE DES ARCHITECTES. MAÇONS, SCULPTEURS, 

que la charpente de son monastère provenait de la forêt de 
Samer, près de Boulogne (1). On sait que Suger fit couper 
des chênes de la forêt d'Ivelinc, près de Rambouillet, pour 
monter la charpente de l'abbatiale de Saint-Denis. Pen- 
dant la construction du chœur de cet édifice, un ouragan 
faillit renverser les cintres et les arcs des voûtes d'ogives, 
dont les compartiments de remplissage n'étaient pas encore 
posés. A Saint-Benoît-sur-Loire, Raoul Tortaire raconte, 
à propos d'un accident, comment les charpentiers avaient 
monté les cintres d'une coupole ou d une voûte en berceau 
dans léglise abbatiale vers 109.5 (2). 

Les transports de pierre par des bœufs, comme à Saint- 
Remi de Reims, à Conques-en-Rouergue et à Laon (3), à 
bras d'hommes ou en bateau méritent d'être signalés. 
Ainsi Suger se félicite d'avoir découvert un banc propre à 
tailler les colonnes du chœur de Saint-Denis, dans les envi- 
rons de Pontoise; la cathédrale romane de Tournai et 
l'enceinte d'Oudenbourg. en Flandre, furent construites 
l'une en pierre de Lesdain et de Noyelles, l'autre en pierre 
de Tournai et de Marquise (4). Les carrières exploitées par 
l'abbaye d'Andres se trouvaient à Flennes et à Campagne, 
dans le Boulonnais. La carrière de Berchères alimenta les 
chantiers de la cathédrale de Chartres, grâce à lenthou- 
siasme des fidèles qui s'attelèrent aux chariots, comme pour 
bâtir les abbatiales de Saint-Pierre-sur-Dives, de Saint- 
Trond, près de Liège (5). Les colonnes de cette dernière 



(1) Mortel, p. 395. 

(2) « Nuper properantibiis ca-mcntariis forniceni mirœ altitudinis in 
dexlra ipsius ecclcsiii' parle crigere locatîv sunt Irabes in sublimi parie- 
lum slabilinienlo a fabris lignariis ad sustollenda ligna qua' in nioduni 
heniispha-rii l'abricanlur qnibus moles lapidnni et cicnienti innixi habe- 
bat ». Miracula Sancti Benedicti, lib. VUl, cap. xxx. Cf. Moilet, p. 12. 

(3) Cf. Mortel, p. 41, 105 et 320. 

(4) Ibid., p. 66 et 172. 

(5) Ibid., p. 157. 



CHARPENTIERS ET OUVRIERS FRANÇAIS 9 

église rurent amenées de Worms à Cologne par le Rhin (1). 
L'abbé Gauzlin fit transporter par bateau des i)ierres du 
Nivernais à Saint-Benoît-sur-Loire (2). Odilon, abbé de 
Cluny, eut beaucoup de peine à se procurer des colonnes 
de marbre pour le cloître par la voie de la Durance et du 
Rhône (3). Labbé hier utilisa le même moyen de transport 
pour faire servir les marbres de Tournai à la construction 
du cloître dAndres (4). Les architectes de l'abbaye de La 
Bataille, en Angleterre, et de la cathédrale de Cantorbéry 
firent passer la Manche aux pierres de Caen (5). Kn 1192, 
Jean V", archevêque de Lyon, permit au chapitre d exploiter 
les ruines romaines de Fourvières pour l'œuvre de la 
cathédrale (6). 

Les accidents sur les chantiers étaient fréquents, comme 
le prouvent les récits de miracles. Au W siècle, deux 
ouvriers qui travaillaient à Saint-Benoît-sur-Loire, tom- 
bèrent d'un échafaudage : un autre fut blessé par la chute 
dune grosse pierre. La rupture d'un boulin faillit causer la 
mort du moine Odolric qui peignait des fresques dans 
l'église de Saint-Pierre, dans la même abbaye. Un couvreur 
en chaume, un jointoyeur et un jeune servant furent victimes 
d'accidents pendant la construction de l'abbatiale d'Ouden- 
bourg(7). Hugues, maître de lœuvre de l'église deConques- 
en-Rouergue, eut les jambes écrasées par un chariot traîné 
par vingt-six paires de bœufs qui transportaient des chapi- 
teaux et des bases de colonnes de la carrière de l'église. 
Deux tâcherons qui travaillaient au monastère de La 
Voulte-sur-Rhône furent gravement blessés par suite d'un 

(1) Mortel, p. 158. 

(2) Ibid., p. 83. 

(3) Ibid., p. 128. 

(4) Ibid.. p. 394. 

(5) Ibid., p. 19(5 et 211. 

(6) Ibid., p. 269. 

(7) Ibid.. p. 170. 



10 RÉI'ERTOIRE DES ARCUITECTES. MAÇONS, SCULPTEURS. 

échafaudage (jui iit bascule, comme André et ses quinze 
compagnons à Saint-Genis, le 7 mars 1134, et comme Guil- 
laume de Sens à Cantorbéry. en 1179. La fausse manœuvre 
dun bloc de ])ierre j)r(''cipita sur le sol Géraud, architecte 
de 1 abbatiale de Grandmont. 

Comment sont désignés les architectes dans les chro- 
niques du XI'' et du XIP siècle V Par les mots : archilectiis, 
artifex, cementariiis, latomua et magister, mais il faut re- 
connaître que les quatre derniers termes sont pris quelque- 
fois dans un sens moins spécial. J'ai lu souvent que le mot 
d'architecteur ne servait à distinguer les maîtres-maçons 
qu'à l'époque de la Renaissance. C'est une erreur. Orderic 
Vital qualifie d'architccd/.s Lanfroi. maître de l'œuvre des 
châteaux de Pithiviers et d'Ivry-la-Bataille, au XI" siècle, en 
insinuant qu'Aubrée, femme de Piaoul, comte de Bayeux, 
l'aurait fait mettre à mort pour Tempêcher de reproduire 
ailleurs cette dernière forteresse (1). Le moine Anselme em- 
ploie le même mot pour désigner les architectes de Saint- 
Remi de Reims i2) au temps de labbé Thierri, vers 1040, ce 
qui'[»rouve (pie plusieurs m.aîtres furent parfois attachés au 
même chantier, comme à Saint-Bénigne de Dijon et à la 
cathédrale de Spire i3j. Ilézelon, constriu-teur de l'abbatiale 
de (]luny. dont le moine Gauzon stimula l'initiative, porte 
le même titre dans la Vie de saint Hugues, écrite par le 
moine Gilon. On trouvera d'ailleurs, dans le recueil de 
M. Mortet, d'autres exemples de l'emploi de ce mot qui ne 
prête à aucune ambiguïté (4). Norbert, biograp)he des évo- 
ques Ottcin et Ben non au XF siècle, en a fait souvent 
usage (.5i. 

(1) Mortel, p. 276. 
Ci) //)/(/., p. 41. 

CA) Vila Ollonis. dans les Munitiiiciihi (icriuuniif hislorica. Scriptores, 
t. XII, p. 750 et 820. 
(4) Mortel, p. 7, 47, ii. 1; ()<S, 174, 272 et 3n. 
(o) Monitmcnld (îcniuniiœ hislorica. .Scriptores, I. XII, j). 65 et 750. 



r.HARrENTIERS ET OIVRIERS FRANÇAIS H 

Je n'en dirais i)as autant du mot nvtifex qui désigne 
tantôt le maître de l'oeuvre, tantùt de simples ouvriers. 
Quand Gauzlin, abbé de Saint-Benoît-sur-Loirc, fit bâtir 
une tour à l'ouest du monastère, il coidere avec le princeps 
(irlificum, c'est-à-dire avec le chef de chantier qui remplis- 
sait les vi'ritables fonctions d'architecte (1). Vers 1050. 
quand un des rédacteurs du Nécrologe de la cathédrale de 
Chartres fait mention d'un obit en ces termes : 

M ObiitBeringarius hujus matris œcclesiœ artifex bonus ». 
on peut prétendre avec raison qu'il ne s'agit pas du décès 
d'un simple maçon (2). I.e nom de Vital, qualifié aussi arti- 
fex dans le même obituaire. avant 1130, prête à la même 
observation, d'autant plus qu'il avait donné trois quartiers 
de vigne au chapitre (3). 

Hugues, maître de l'œuvre de Conques-en-Rouergue. 
n'est désigné que sous le nom à'aiiife.v ecclesix dans 
la rubrique du récit d'un miracle, mais dans la suite 
du texte, il porte le titre de m(/<^is(e/; ce qui sutTit à pré- 
ciser son rôle (4). De même, le biographe de Guillaume, 
duc d'Aquitaine, qui raconte la fondation de Sainl-Guilhem- 
le-Désert. oppose les ouvriers et les architectes dans celte 
phrase: « Ipse dux ad opus rediit. operarios ponit. artifices 
prseponit » (5j, mais en général, quand le mot arlifex est em- 
ployé au pluriel, ou s'il est suivi du mot ceinentarias, ligna- 
riiis, corpentariiis, il faut se garder de lui donner un autre 
sens que celui d'ouvrier. Si Gervais de Cantorbéry men- 
tionne l'appel adressé après l'incendie de 1174 à des artifices 
anglais et français, c'est qu'il y avait plusieurs architectes 
en concurrence (6). Ces experts ne furent pas du même avis. 

(1) Morlet, p. 33. 

(2) Merlft cl Clerval (l'abbé) : Vn mannscril cliartrain du XI<^ siècle, p. 127. 

(3) Mortel, p. 179. 

(4) Ibid., p. 106. 

(5) Vila Willeliiii diicis, dans les Acta snncloriini . mai, t. M. p. (SI,'). 
(0) Morlol, p. 210. 



12 RÉPERTOIRE DES ARCHITECTES. MAÇONS. SCULPTEURS. 

Les uns proposèrent de reprendre en sous-œuvre les piliers 
de la cathédrale du XI" siècle (1), et les autres conclurent 
à la démolition de lédifice par mesure de sécurité. 

Le mot cementnrius se prête aux mêmes observations. 
Aucun doute n'est possible sur son interprétation dans le 
sens de maître-maçon dans le Livre noir dé la cathédrale 
de Cou tances, où l'évêque Geoffroy de Montbray affecte un 
inngistrain cxmentariiim ad opus ecclesue vers le milieu 
du XP siècle. Dans ses lettres à Ilildebert de Lavardin, 
évèque du Mans, Geoffroy, abbé de la Trinité de Vendôme, 
lui réclame le moine Jean, ceinentariiis, c"est-à-dire archi- 
tecte de la catlK'drale l2 . André, ccmenldriiis, cité dans une 
charte de 1174. devint architecte de Thibaut IV, comte de 
Champagne, au Xlll*' siècle. 

Au contraire, les ancêtres dAdon Alois.qui avaient rendu 
des services aux évêques de Grenoble en qualité de cemen- 
Uirii per edificationem ecclesiaruin, n'étaient sans doute 
que des maçons (3). Au XII 1* siècle, le mot de vemenlarius 
s'applique aux plus i^-rands architectes, comme Jean d An- 
dcli et Gautier de Sainl-llilairf à Kouen. Pierre de Monte- 
reau à Saint-Denis. Renaud de Cormont à Amiens. Thomas 
Toustain au Mans. 

Lalomus, quand ce mot n'est pas précédé de celui de 
mogister, ne s applique généralement qu'à un tailleur de 
pierre ou à un appareilleur, au XI" et au XIL siècle, mais 
au XIII*' siècle, le grand architecte Jean de Chelles est dési- 
gné sous le nom de magisler lalomus et Pierre de Monte- 
reau sous celui ào princeps lathoniornm. 

11 faut aussi «Hablir une distinction entre les deux accep- 
tions du mot inagisler qui désigne le plus souvent un archi- 
tecte, mais (pii s'applique ]iarfois à un nioin(3 chargé de 



(\) .Mortel, p. 73. 

(2) Ibid., p. 292-294. 

(3) Ibid., p. 289. 



CHARPENTIERS ET OIVRIERS FRANÇAIS lo 

régler les salaires des ouvriers et de surveiller les travaux. 
Ainsi, Bernard le vieux, mirabilis magistev, qualifié égale- 
ment de didascdliis lapicida (i). comme son collègue 
Robert, est bien un des architectes de la cathédrale de 
Saint- Jacques-de-Compostelle. car il dirigeait cinquante 
ouvriers. Mathieu prend le titre de inagister dans l'inscrip- 
tion du grand portail occidental, datée de 1188. La (jualité 
de inagister ou de inagister operis implique nécessairement 
la conduite des travaux, comme on peut le constater dans 
les textes qui se rapportent à la construction des abbatiales 
de Saint-Benoît-sur-Loire, de Grandmont, de la cathédrale 
de Cantorbéry. des églises de Rollainville (Vosges), de 
Saint-Genis Ain) et d'un pont sur l'Hérault (2). Minis- 
ter operis est synonyme de niagister x^ans le récit de Facci- 
dent arrivé pendant la construction de labbatiale de La 
Voulte-sur-Rhône (3). 

C'est seulement au XIII" siècle qu'apparaît le nom de 
magister fabricœ, appliqué à des architectes comme 
Renaud de Cormont, Henri, Etienne, maîtres de l'œuvre des 
cathédrales d'Amiens et de Troyes et de l'abbatiale de 
Marmoutier et parfois à des moines chargés de veiller à 
lenlretien des bâtiments, comme à Saint-Benoît-sur-Loire 
où le religieux qui remplissait cet otTice avait sa place mar- 
quée dans les processions, d'après le cérémonial. Le iVère 
quêteur Gallebert, qui prêcha dans léglise de Vitry-aux- 
Loges et qui payait les salaires des maçons dans la même 
abbaye, vers 1080, semble avoir rempli le même rôle, 
comme le moine à qui Guillaume de Sens confia le soin 
de faire achever une voûte de la cathédrale de Cantorbéry 
après son accident (4) . 



(1) Morlet, p. 406. 

(2) IbiiL, p. 110, 221 et 354. 

(3) Ibid., p. 130. 

(4) Ihid., p. 223. 



14 RÉPERTOIRE DES ARCHITECTES. MAÇONS. SCULPTEURS, 

Au XIV" siècle, le titre de magister fabriae est encore 
porté, tantôt par un architecte comme Pierre de Cébazat. 
maître de l'œuvre de la cathédrale de Clermont et de l'abba- 
tiale de La Chaise-Dieu, tantôt par des comptables comme 
deux chanoines de la cathédrale de Paris qui remplissaient 
ce rôle en 1.3.55 1). Un règlement de 1497 stipule que le 
maître de la fabrique de la cathédrale de Toul doit être un 
chanoine élu par le chapiti'e. 11 était tenu de percevoir les 
revenus spéciaux de Tœuvre et de rendre des comptes cha- 
que année. Il assurait le transport des mat('riaux et em- 
ployait des maçons suivant les ressources disponibles (2). 

Le mot à operariiis au singulier correspond à ce rôle de 
comptable et de surveillant des travaux que remplissaient 
certains moines, à moins qu'il ne soit précédé du mot de ma- 
gister qm implique la direction technique de lentreprise.Le 
cartulaire de Saint-Victor de Marseille fait mention de deux 
moines, Guirand et Pierre de Saint-Gilles, qui s'acquit- 
taient de ces fonctions, lun vers 1070, l'autre en 1165 (3). 
Le prévôt Thibauld et le cellérier Albaud, qui firent élever 
le château et 1 abbaye de Saint-Florent-les-Saumur vers le 
milieu du XP siècle, avaient dû remplir le même rôle (4). Je 
suis même porté à croire que llayniond Guérard, prévôt de 
Saint-Sernin de Toulouse, qui entreprit la reconstruction 
de l'église vers 1099, cumulait ses fonctions avec celles 
à'operarius, comme Arnaud Ustul et Pons, dignitaires de 
l'abbaye, qui veillaient à l'entretien de rédifice et des bâti- 
ments à la fin du XII'' siècle (5). Le chanoine Pons Rebolli. 

(1) (îiiérard : Carlulaire de Sulre-lJaine de Paris, t. III. p. 268. 

(2) Blbl. nat., !at. lOOlî». f' 75, v». 

(3) Mortel, p. 189. 

(4) Ibid., p. 21. — Le chanoine Itier, cellérier de Saint-Front de Péri- 
gueux au XI*' siècle, avait fourni an moine Guinamand tous les maté- 
riaux du tombeau de saint Front. Ibid., p. 243. 

(5) Douais (L'abbé) : Cartulaire de Saint-Sernin de roii/ouse.appendice, 
n»* 29 et 62. — Dans le cartulaire de l'évéché de Magueloiie, une charte 
de 1168 fuit mention de Voperarius. 



CHARPENTIERS ET OIVRIERS FRANÇAIS 15 

mort en 1183, était Yoperan'i/s du chapitre de Saint- 
Trophime d'Arles, d'après son épitaphe (1 . Le camérier 
Pierre était chargé de payer les maçons, les sculpteurs, les 
vitriers et les orfèvres employés par Tévêque Geoffroy de 
Montbray. qui fît reconstruire la cathédrale de Coutances 
dans la seconde moitié du XP siècle (2). Au pluriel, il faut 
toujours traduire operarius par ouvriers. 

I^a construction des églises au XL' et au Xll' siècle 
semble avoir été conduite avec plus de rapidité (piau 
XII I" siècle, grâce à labondance des ressources et au con- 
cours matériel des fidèles qui s'attelaient aux chariots de 
pierres. On fit même des œuvres si hâtives qu'elles 
s'écroulèrent, comme les abbatiales de Beaulieu-les-Loches, 
de Saint-Germain d'Auxerre (3) et du Mont-Saint-Michel, 
la cathédrale de ^Vorms et l'église de Deutz. La rotonde 
de Saint-Bénigne de Dijon, commencée en lOOi, fut con- 
sacrée en 1018. La cathédrale romane de Cambrai avait 
été bâtie en sept ans, de 1023 à 1030. La crypte de la 
cathédrale de Fulbert à Chartres, commencée en 1021. fut 
voûtée à la fin de l'année 1024, et 1 église haute fut consa- 
crée en 1037. L église de Saint-Pierre, à Saint-Benoît-sur- 
Loire, incendiée en 1026, fut reconstruite en deux ans. 
Saint-Etienne de Caen. commencé vers 1064, était livré 
au culte en 1077, d'après Orderic Vital. Guillaume II, 
comte de Nevers. fît bâtir en sept ans l'abbaye de Saint- 
Etienne de Nevers, qu'il donna ensuite à Cluny. 

Suger fit régner sur les chantiers de Saint-Denis une 
incroyable activité, car la construction du chœur de l'église 
abbatiale ne dura que quatre ans, de 1140 à 1144. Le chœur 
de Notre-Dame de Paris, commencé en 1163, était terminé 
en 1177. car à cette date les charpentiers n'avaient plus que 

(1) Lasteyrie (De): Etudes sur la sculpture frcinraise au moyen àije, 
p. Gl, lig. 16. 

(2) .Mortel, p. 74. 

(3) Cet accident fut cause par le décintrage des voûtes, en 1029. 



16 RÉPERTOIHE DES ARCHITECTES, MAÇONS, SCULPTEURS, 

le comble à monter (1). Guillaume de Sens, architecte de 
la cathédrale de Cantorbéry, poussa les travaux très rapi- 
dement. Le chroniqueiir Gervais fait mention des machines 
de levao^e et des calibres dont il avait appris l'usage aux 
appareilleurs. En 1175, il démolit l'ancien chœur et appro- 
visionne le chantier. L'année suivante, il monte quatre 
piliers pendant lautomne. Au printemps de 1177, deux 
piles s'élèvent encore, puis deux autres supports. Dans le 
cours de la même année, il fait appareiller les grandes 
arcades, monter le triforium et les fenêtres hautes. Enfin, 
il arrive à poser avant Ihiver trois clefs de la grande voûte 
du chœur, près du transept. 

Pendant lété de 1178. l'architecte français fonde dix 
piliers dans la partie droite du rond-point et les relie par 
des arcs, voûte le déambulatoire et monte les murs jusqu'au 
niveau de la corniche. Victime d'un accident d'échafaudage 
au printemps de 1179, il tomba de cinquante pieds de hau- 
teur en surveillant sans doute la pose des cintres de la 
voûte d ogives supérieure. 11 resta estropié, se démit de ses 
fonctions et revint en France (2). 

Par contre, l'abbatiale de Jumièges fut bâtie en vingt-sept 
ans, de 1040 à 1067, celle de Saint- Rémi de Reims en 
quarante-quatre ans, de 1005 h 1049, et celle de Cluny, 
commencée vers 1088, fut consacrée en 1131. La construc- 
tion de l'église romane de Saint-Ouen de Rouen dura 
quatre-vingts ans, de 1046 à 1126. Le clocher nord de la 
cathédrale de Chartres fut monté de 1140 à 1165 environ, et 
il fallut trente-cinq ans pour élever la cathédrale de Senlis, 
entre 1156 et 1191. 

Les constructions de toute nature devaient donner lieu à 
des contrats, mais bien peu de documents de ce genre 



(1) «Cujus caput jam pcrfectum est, excepto, majori tectorio». Chro- 
nique de lioberl de Toriyny, édit. Delisle, t. II, p. 68. 

(2) Mortet, p. 221 à 224. 



CUARPENTTERS ET OIVRIERS FRANÇAIS 17 

antérieurs au XIII'' siècle nous sont parvenus. Vers le milieu 
du XP siècle, Pons, abbé d'Aniane, signe un accord avec 
Geolîroy, abbé de Saint-Guilhem-du-Désert, pour la cons- 
truction d'un pont sur Fllérault. Le premier s'engage à faire 
tous les transports de bois, de pierre, de chaux, de sable, de 
fer, de plomb et à fournir les cordages. Le second consent 
à faire bâtir la moitié du pont aux frais du monastère et à 
rémunérer le maître de l'œuvre (1). Vers 1060, trois bienfai- 
teurs de l'abbaye de Lezat s'engagent à payer la construc- 
tion d'une église à Saint-Christaud-de-Volvestre, près de 
Muret, à la condition que l'édifice soit élevé en seize ans et 
sur des dimensions convenues (2). 

En 1129, le chapitre de la cathédrale de Lugo, en Es- 
pagne, fit signer un engagement à l'architecte Raimond de 
Monforte. Ses honoraires étaient fixés à 200 sous par an, 
mais on lui allouait en outre six aunes de toile, dix-sept 
charrettes de bois, des souliers, une mesure de sel. une livre 
de cire et deux sous par mois pour acheter de la viande (3). 
Vincent Barrai, moine de l'abbaye de Lérins, qui vivait au 
XVI'' siècle, nous a conservé le texte d'un contrat passé 
entre les maîtres de l'œuvre de la grosse tour de Saint- 
Honorat et l'abbé du monastère i4), mais comme ce docu- 
ment n'est pas daté et comme ce chroniqueur a reproduit 
des vies de saints complètement fausses, il est impossible 
d'en tirer parti. 

Les seuls comptes du XIP siècle qui nous sont parvenus 
sont ceux des chcàteaux bâtis ou remaniés par Henri II Plan- 
tagenet, comme Hastings et Gisors. Le chroniqueur de 
Saint-Bénigne. Lambert d'Ardres, Suger et Gervais de 
Cantorbéry ont décrit la rotonde dijonaise, le donjon d'Ar- 

(1) Mortel, p. 110. 

(2) Ibid., p. 179. 

(3) V. Lampérez : Historia de la urqiiitecturu cristiana espanola en la 
edad média, t. I, p. 28. 

(4) Mortel, p. 231. 

2 



1<S HÉPERTOIRE DES ARCHITECTES, MAÇONS, SCULPTEURS. 

dres, Saint-Denis et la cathédrale anglaise avec une éton- 
nante précision (1), comme le moine Léon qui raconte la 
reconstruction de l'abbaye du Mont-Cassin au XI' siècle (2). 
Lauteur du Codex de Saint -Jacques- de -Compostelle a 
rédigé une véritable petite monographie de la célèbre 
cathédrale vers 1139 (3). 

Les sculpteurs nous sont plutôt connus par le soin qu'ils 
ont pris de graver leur nom sur leurs œuvres que par les 
chroniques ou les chartes. La plupart étaient des laïques, 
sinon ils auraient fait suivre leurs noms du mot frater, 
comme plusieurs religieux oi-l'évrcs. D'ailleurs la règle de 
Saint-Benoît imposait aux artistes de l'ordre la plus grande 
modestie : « Artifices si sint in monasterio,cum omni humi- 
litate i'aciant istas artes ». En conséquence, le fait de signer 
un chapiteau était considéré comme un acte de vanité dont 
les moines devaient s'abstenir. 

La plupart des sculpteurs ont fait suivre leur nom de 
ces deux mots : me fecit, comme Isembard à Bernay, 
Gilbert à Toulouse, Geoffroi à Chauvigny, Ilumbert à 
Saint -Benoît-sur-Loire, mais Pierre Janitor, à Châtillon- 
sur-lndre, déclare qu'il a fait capitelliim islud primiim, 
et Giraud, auteur du tympan de Saint-Ursin de Bourges, 
indique qu'il a fait istas portas. On peut se demander 
pourquoi le nom d'Ugo monederius est gravé sur un cha- 
piteau extérieur d'une chapelle rayonnante de Saint-Hilaire 
de Poitiers, et pourquoi celui de lîogenis se lit au-dessus 
de la statuette d un boucher, entre la porte centrale et le 
portail de la Vierge, dans la façade de la cathédrale de 
Chartres. De même Frotoardiis a écrit son nom sur deux 
groupes de lutteurs archa'ïques encastrés dans la façade 
de l'église de La Celle-Bruère (Cher). L'hypothèse de la 



(1) Mollet, p. 28, 184, 21(J. 

(2) Monuiiienla Gerinania' liislorica. Scriptorfs, t. N'II, p. (i88 à 724. 

(3) Mortel, p. 398. 



ciiarpp:ntiers kt ouvriers français 19 

signature de trois sciili)t('urs est plus vraisemblable que 
celle de trois donateurs, comme Baudouin et Petronille, sa 
femme, qui ont l'ait graver leur nom sur un chapiteau de 
Saint- Savinien de Sens. Certains sculpteurs étaient en 
même temps appareilleurs. car Robert a signé des 
pierres et des chapiteaux à Saint-Révérien. I.e seul sculp- 
teur sur bois du XIP siècle qui ait signé son œuvre est 
Geoffroy, auteur d'une porte de la cathédrale du Puy. 

L'évèque Hildebert de Lavardin et labbé Geofroy se 
disputèrent le précieux concours du moine Jean, bénédictin 
de la Trinité de Vendôme et maître de lœuvre de la cathé- 
drale romane du Mans. Le chapitre de Notre-Dame des 
Doms, à Avignon, et les chanoines de Saint-Ruf se que- 
rellèrent également, vers le commencement du XII*" siècle, à 
propos d'une équipe de charpentiers et de sculpteurs et 
d'un jeune clerc qui avait appris l'art de la peinture en tra- 
vaillant avec un chanoine de cette cathédrale (il. 

Les ouvriers maçons ne sont guère connus que par 
les récits des chroniqueurs qui nous racontent leur chute 
du haut dun échafaudage et leur guérison miraculeuse. 
Tel est le cas d Oger. d'Arnoul, d'Algèse et d'Archam- 
baud à Saint-Benoît-sur-Loire (2) et des cinq ouvriers qui 
travaillaient à la construction de l'église de Saint-Genis en 
1134 (3), mais je dois à notre savant confrère M. Labande 
une liste de tacherons qui ont signé des pierres à Saint- 
Trophime d'Arles, à Saint-Honorat des Aliscamps dans la 
même ville, à Saint-Andiol, dans l'ancienne cathédrale de 
Carpentras, à Senanque. à Notre-Dame des Doms. Le nom 
de lappareilleur Hugues se trouve gravé sur les assises de la 
cathédrale de Vaison, des chapelles de Sainte-Colombe de 



(1) Mortel, p. 306 et 307. 

(2) Ibid., p. 12 et 35. 

(3) Chevalier (L'abbé Ulysse): Curtuluirc de lahhaije de Saint- André- 
le-Bus de Vienne, p. 1G3. 



20 RÉPERTOIRE DES ARCHITECTES. MAÇONS, SCULPTEURS, 

Faucon et du Saint-Sépulcre à Beaumont-de-Malaucène, 
de l'escalier de la crypte à la cathédrale d'Apt, de Notre- 
Dame dAubune et de Saint-Restitut. mais dans le Midi, 
comme au nord de la Loire, les signes lapidaires, qui con- 
sistent dans une lettre initiale du nom du tâcheron ou dans 
une figure plus ou moins géométrique, né permettent pas 
d'identifier les tailleurs de pierre, sauf dans le cas où ils ont 
gravé les deux ou trois premières lettres de leur nom. 

11 serait très imprudent de vouloir augmenter cette liste 
avec les maçons qui figurent comme témoins au bas des 
chartes du XI" et du XII* siècle transcrites dans les cartu- 
laires. Ces ouvriers, comme Gilduinus qualifié cinq fois de 
cemeiitarius et une fois de matio dans le cartulaire de 
Saint-Père de Chartres (1), entre 10î)4 et 1102, n'étaient pas 
nécessairement au service d'une abbaye. J'en trouve la 
preuve dans le fait que le charpentier Guillaume est désigné 
sous le nom de carpen tarins monachoriim dans le même 
recueil (2i, tandis (jue tel ou tel autre charpentier qui joue 
le rôle de témoin signe Gaufridiis carpentarius (3). 

Les seigneurs s'efforçaient d'attirer des ouvriers sur les 
chantiers des abbayes dont ils étaient les bienfaiteurs en 
leur accordant des faveurs, comme les fondateurs des bas- 
tides au XIIL" siècle. Ainsi, vers 1120, Foulques V, comte 
d'Anjou, exempta de toute redevance et de toute corvée les 
artisans qui étaient au service du monastère de Saint-Jouin- 
de-Marnes (4), Guillaume Vil, duc d'Aquitaine, prit sous 
sa protection les maçons et les charpentiers qui élevèrent 
les abbatiales de Fontaine-le-Comte et de Sablonceaux en 
Saintonge, vers 1130 (5). 

(1) Guéraid : Carlulaire de Saint-Père de Chcirlres. p. 228, 289, 293. 
313, 349 et 417. 
(2)Ibid., p. 349. 
Q) Ibid., p. 207, 371 et 37(5. 

(4) Mortel, p. 361. 

(5) Ihid., p. 378. 



CHARPEMIERS ET OUVRIERS FRANÇAIS 21 

La preuve que le travail des maçons s'effectuait à la tâche 
est fournie par plusieurs textes. Ainsi quand les ouvriers 
qui bâtissaient vers 1030 le monastère de La Voulte-sur- 
Rhône tombèrent du haut dun mur et furent guéris par les 
prières do saint Odilon, abbé de Cluny, son biographe ajoute 
qu'ils dressèrent aussitôt de nouveaux échafaudages etqu ils 
terminèrent le travail convenu avant la chute du jour (1). 

Les tailleurs de pierre laïques venaient souvent de loin et 
se mettaient au service d'une abbaye par un contrat de 
louage. L'abbé Thierri, qui avait entrepris vers 1070 la 
reconstruction du monastère de Saint-Hubert, avait fait 
venir des appareilleurs de Liège (2). Guillaume, abbé du 
Monastier en Velay de 1074 à 108(3, fit appel à des ouvriers 
d'autres régions de la France (3). 

Les ouvriers du bâtiment dont les chroniqueurs font le 
plus souvent mention après les maçons, ce sont les char- 
pentiers. Faut-il s'en étonner quand on songe à limpor- 
tance des combles et des lambris sur les grands édifices et 
quand les textes mentionnent encore la construction d'églises 
de bois au XF et au XIF siècle? Ainsi, en 1069, une collé- 
giale de pierre fut élevée sur l'emplacement d'une chapelle 
de bois à Châteaufort, près de Palaiseau (4). Le moine 
Dieudonné avait bâti une église de bois à Sarda, près de 
Bazas, vers 1076 (5), et la première église abbatiale de 
Citeaux fut montée en pans de bois vers la fin du XF siè- 
cle (Gi. En 1122, Geoffroi de Lèves, évêque de Chartres, 
accorde aux moines de Marmoutier la permission de rebâtir 
en pierre une chapelle de bois construite vers 1058 à Ville- 

(1) « Usque ad finem diei opus debituni concludiint ». Mortel, p. 131. 

(2) Ibid., p. 192. 

(3) « Praîfatus abbas ex aliis regionibus perilos conduxit artifices ». 
Ibid., p. 235. 

(4) M. Prou : Recueil des actes de Philippe I"', n" xlii. 

(5) Mortel, p. 239. 
(fi) Ibid., p. 296. 



22 RÉPERTOIRE DES ARCHITECTES. MAÇONS, SCULPTEURS, 

berfol en Diinois (1). L'église abbatiale de Fonguillem, au 
diocèse de Bazas, remplaça une chapelle de bois plus 
ancienne vers 1130 (2). On peut même citer un (exemple 
d'une opération inverse. A Saint-Macair(!-en-Mauges, les 
moines de Saint-Florent-les-Saumur firent démolir vers 
1020 une église de pierre pour la remplacer par un édifice 
plus vaste en pans de bois i3i. Les textes mentionnent 
encore l'existence d'églises de bois, au XI* et au XIF siècle, 
à Saint-Benoît-sur-Loire, à Bougy (Loiret), au château de 
Pirmil, dans le Maine, à Villaines-sous-Lucc (Sarthe), à 
Crisenon (Yonne), à Ligron, en Anjou, à Saumur. à Breuil- 
JNlorin, en Saintonge (4). 

Des maîtres-charpentiers eurent parl'ois loccasion de 
collaborer à des œuvres assez délicates. Ainsi le charpen- 
tier Jean, qui répara les combles de la cathédrale romane de 
Chartres après lincendie de 1030, fit fondre une cloche de 
cinq mille livres, comme le prouve le lextc de son obit (5). 
Un charpentier disigny, nommé Vital, fabriqua des châssis 
de bois pour les vitraux de la cathédrale de Coutances dans 
la seconde moitié du XI" siècle (()). Quand la flèche en 
charpente du cloclier de labbatiale de Saint-Pierre dOu- 
denbourg, près de Bruges, se fut inclinée à la suite de 
l'ouragan de 1091, les moines conyoquèrent des charpen- 
tiers-experts pour la redresser à l'aide de balistcs et de 
cordages. en s engageant à payer à forfait le succès de l'en- 
treprise (7). Un cloclier de bois est mentionné dans les 



(1) Mortel, p. 363. 
VI) IbicL, p. 374. 

(3) « Lapidea diiiita, iiiajoiem ligiieain coiislriixcriiiit ecclcsiam ». 
Ibid., p. 18. 

(4) Mortel, p. 17, 34, 271, 299, 301. 309. 

(5) Merlet (lU'iié) cl (llerval (l'abhé): l'u iixinnscrit ilutrlrtiin du A'/*" 
siècle, p. 105. 

(()) Mortel, p. 14.'); 
(7) Ibid., p. 174. 



CHARPENTIERS ET OUVRIERS FRANÇAIS 23 

Miracles de saint Benoit à propos do l'incendie de lëglise 
du château du Sault en Berri (1). 

T,e bois était ég'alenient employé à la construction des 
donjons à Tépoque romane, par exemple à La Motte-iNIont- 
boyau, en Touraine, au Puiset, à Hastings (2). Séguin, sei- 
gneur de La Cour-Marigny en Gàtinais, habitait, au XI" 
siècle, une tour de bois dont les pièces correspondaient à 
toutes les nécessités de la vie familiale (3). Le château 
d'Ardrcs,près de Calais, œuvre remarquable du charpentier 
Louis de Bourbourg, fut commencé vers 1120. Ce grand 
logis, divisé en trois étages, renfermait des celliers, des 
greniers, un poulailler, une porclierie, l'appartement du 
seigneur qui était chauffé, une chapelle, une salle des 
gardes, une cuisine (4). Un certain nombre de bâtiments 
monastiques furent bâtis en pans de bois, surtout au moment 
de la fondation d'une abbaye, mais ces constructions 
n'avaient qu un caractère provisoire (5). Enfin, plusieurs 
églises, comme la cathédrale et Notre-Dame hors les Murs, 
à Auxerre, étaient recouvertes de bardeaux de bois vers la 
fin du W siècle (0 . 

Tous les corps de métier qui collaborent à la construction 
ou à la décoration d'une église sont représentés dans la 
liste qui suit cette introduction. Ainsi, le plombier anglais 
Brismet refit le coq de la cathédrale romane de Coutances, 
détruit par la foudre en 1091 (7); Jean à Chartres, Gelduin,^ 



(1) Mortel, p. 7. 

(2) /6id., p. 78 et 194. 

(3) Ihid., p. 10. 

(4) Ibid., p. 184. 

(5) L'abbaye de Saiiit-Miiccnt du Mans fut gratifiée d'une forêt « ad 
doinos et ad ecelesias faciendas ». B. de Broussillon : Carlulairc de Saint- 
Aubin d'Anç/ers, t. I, col. 171. 

(0) Mortel, p. 94. 

(7) Plusieurs textes du XI'' et du XII"' siècle font mention de couver- 
tures un plomb, comme sur les cathédrales de Coutances et de Cantorbéry, 



24 RÉPERTOIRE DES ARCUITECTES. MAÇONS, SCULPTEURS, 

fils (l'un seigneur de Saumur, et Odolric fondirent plusieurs 
cloches; Roger, peintre-verrier, originaire de Reims, orna 
de superbes vitraux l'église abbatiale de Saint-Hubert 
d'Ardenne dans le dernier tiers du XI^ siècle ; le moine Va- 
lèrc posa les vitraux de labbatiale de Saint-Melainc et 
Gautier ceux de l'église du monastère de Molesme. Quant à 
un serf, nommé Foulque, affranchi par Girard, abbé de 
Saint-Aubin d'Angers, vers 1090, il faut plutôt le considé- 
rer comme un vitrier et comme un peintre en bâtiment, car 
il s'était engagé à peindre tout le monastère (1). 

Nivard, artiste lombard. ])eignit un crucifix sur une Y)nn- 
nièrc destinée aux processions à Saint-Benoît-sur-Loire. 
Dans la même abbaye, l'église de Saint-Pierre fut décorée 
de peintures vers 1027 par Odolric, bénédictin de Saint- 
Julien de Tours. Le moine Raoul fondit la clôture de cuivre 
qui entourait le chœur de cet édifice. Maurice et Omblard 
ont signé des peinture^ à Saint-Pierre-du-Lorouer (Sarthe) 
et à Saint-Désiré 'Allier). Guillaume de Volpiano chargea 
un jeune artiste, nommé Hunald, de décorer l'é'glise Saint- 
Bénigne de Dijon. Pierre Trubert a signé la mosaïque de 
Ganagobie et Aubry, les médaillons de Saint-Denis. Bau- 
dry, archevêque de Dol, qui vante le son mélodieux des 
orgues de La Trinité de Fécamp (2), au commencement 
du XI P siècle, n'indique pas le nom de leur fabricant. 

Certaines abbayes, comme Cluny, Saint-Florent-les- 
Saumur, Saint- Évronl d'Ouche (.3), près d'Argentan, 
Tiron (4), près de Xogent-le-Rotrou. Conques-en-Rouergue, 

de Saint-Jacques-de-Composlelle, et sur les abbatiales de Fécamp, de 
Grandmont, de Saint-Berlin. Mortel, p. 72, 120. 208, 228, 345, 353, 405. 

(1) Mortel, p. 265. 

(2) Ibid., p. 344. 

(3) Ibid., p. 17 et 150. 

(4) « Unde libenter convenerunt ad eum fabri lani lignarii quam fer- 
rarii, sculplores et aurifabri, pictores et cœmentarii, vinitores et agrico- 
ia-, niultoriimqiie officioruni artifices peritissimi ». Ibid.. p. 279. 



CHARPENTIERS ET OUVRIERS FRANÇAIS 2o 

Saint-Ruf 1), près d'Avignon, furent à la fois des écoles 
d'apprentissage et des centres artistiques. Dès le IX*" siècle, 
les artisans de la Picardie s'étaient ainsi groupés, autour 
de l'abbaye de Saint-Riquier. En 11.S8, Guy de Joinville, 
évèque de Chàlons-sur-Marne, régla les obligations et les 
privilèges des serruriers (2), chaudronniers et taillandiers 
de la ville (3), qui étaient tenus d'entretenir et de réparer le 
palais épiscopal, comme les serruriers et les charpentiers 
de Strasbourg (4). 

L'activité des chantiers de construction des abbayes, des 
églises et des châteaux pendant le XI" et le XIP siècle est 
donc à la fois prouvée par les textes et par les monuments 
encore intacts, mais les noms de la plupart de ceux qui les 
ont dirigés resteront toujours inconnus. A la suite du 
répertoire des architectes et des ouvriers du bâtiment qui 
vivaient à cette époque et qui ont travaillé à tel bu tel édi- 
fice, une table géographique permettra de se reporter du 
nom dun monument à celui dun constructeur, dun tail- 
leur de pierre ou d'un sculpteur. J'ajoute que je serai très 
reconnaissant à mes lecteurs de me signaler les lacunes de 
cette liste, qui comprend 144 noms. II me sera facile de 
les combler avant de publier le répertoire des maîtres- 
maçons du XIIP et du XIV'' siècle. 



(1) Mortel, p. 306. 

(2) Je ne connais aucune signature d'artiste du XI*' et du XII"' siècle sur 
une œuvre de ferronnerie. Melin, qui a signé le verrou de la porte de 
l'église de Serralongue en Roussillon, devait vivre au XI\'« siècle, 
d'après les caractères du graffite. Cf. de Mély : Les primitifs français et 
leurs signatures. Les sculpteurs, 1908, ]). 27. 

(3) Mortet, p. 383. 

(4) Ibid., p. 382. 



26 RÉPERTOIRE DES ARCllITEniES, MAÇONS, SCULPTEURS, 



REPERTOIRE 



ACAS. Vf. y. PETRUS AGAS. 

ADAM, moine béni'dictin. maître de l'œuvre de 1 église 
abbatiale de Saint-Benoît-sur-Loire vers 1144-115G (1 . 

ADO ALODISIUS, descendant d'une famille de maçons du 
XI" siècle qui avaient bâti des églises pour les cvèques de 
Grenoble (2). 

AIMON, maître de Tœuvre de l'abbaye d'Andres (Pas-de- 
Calais , bâtit l'église abbatiale, une aumôncrie et le pont 
d'Ausque vers 1178 (3 . 

ALBALDUS, cellérier de labbaye de Saint-Florent-les- 
Saumur. surveille la construction du château du Mont- 
Glonne et des bâtiments monastiques vers 1040 (4 . 

ALBRICUS, mosaïste, signe des médaillons du Xll" siècle 
provenant de Saint-Denis et conservés au musée de Cluny. 

ALGESIUS, maçon, travailla à la cuisine de Fabbayc de 
Saint-Benoît-sur-Loire vers 1025 (oi. 

ALLIGERIUS, architecte de l'église romane de Saint- 
l*antaléon , \ aucluse; (G;. 

(1) Prou L't Vidier : Recueil des chartes de Sainl-Bcnoit-sur-Loire, 
n" cxxxix. 

(2) Marioi> : Carliilaires de rà(jlise cathédrale de (ircnoble. p. 111. — 
MortL-t. p. 289. 

('^) Willelnii chronica Andrensis, dans les Moininicntci Genitaniœ histo- 
rica. Scriptores, t. XXIV, p. Tl.'î. — Mortel, p. 3'J2. 

(4) Marchegaj- cl Mabille : Chroniques des éylises d'Anjou, p. 282. — 
Mortel, p. 21. 

(5) Vila (îauzlini. édil. Delislc, dans les Mémoires de la Soc. hist. de 
l'Orléanais, t. II, p. ;W8. — Mortct, p. 35. 

(fi) ALLIGEHIV.S EDIFICAVIT DOMVM. Inscription comnuuiiqiiée 
par M. Labandc. 



CHARPENTIERS ET OUVRIERS FRANÇAIS 27 

ALQUERUS, moine bénédictin, avait construit l'abbaye de 
Snint-Bertin. à Saint-Omer, avant 1081 (H. 

ANDREAS, architecte de l'église de Saint-Genis (Ain . en 
11.34. avec les cinq ouvriers Humbert, Richard, Jean. Ri- 
chard et Ulmer (2 . 

ANDREAS, maître-maçon de Troyes. cite dans des chartes 
de 1171 et de 1174. était architecte de Thibaut IV, comte de 
Champagne, en 1222 (3). 

ANSGHARIUS, prêtre, dirigea les travaux de reconstruc- 
tiiin de l'église de Bouresse Vienne) au XR'' siècle (4 . 

ARGHEMBODUS, charpentier, travaille à déposer les clo- 
ches de 1 église abbatiale de Saint-Benoit-sur-Loire vers 
1025 5;. 

ARNALDUS USTUL, opéra rm s, à Saint- Sern in de Tou- 
louse, en 1184 G). 

ARNOLDUS répare et remet en plomb les vitraux de l'ab- 
baye de Saint-Trond. près de Liège, dans la première 
moitié du XII" siècle 71. 

ARNULFUS, maçon, travaille au dortoir de l'abbaye de 
Saint-Benoit-sur-Loire vers 1025 8). 



(1) Gucrard : Cartnlaire de l'abbaye de Saint-Berlin, t. III, p. 200. - 
Mortel, p. 119. 

(2) Chevalier (L'abbé Ulj'sse) : Cartnlaire de labbaye de Sainl-André- 
Ic-Bas de Vienne, n" 222, p. 163. 

(3) Arbois de Jiibainville (D'): Histoire des comtes de Champagne, t. 
III, p. 276, 367; t. IV. p. 549, et t. V. p. 192. 

(4) Longucniare (De) : Epiyraphie du Haut-Poitou, dans les Mémoires 
de la Soc. des Ant. de l'Ouest, t. XX\'III, p. 195. 

(5) Vita Gauzlini. édit. Delisle, dans les Ménioires de la Soc. bist. de 
l'Orléanais, t. II, p. 308. — Mortet, p. 35. 

(6) Douais (L'abbé): Cartnlaire de Saint-Sernin, appendice n"29, p. 503. 

(7) Gesta abbatum Trndonensinm . dans les Monumenta Germaniœ his- 
torica. vScriptores, t. X, p. 284. 

(8) Vita Gauzlini. édit. Delisle, dans les Mémoires de la Soc. hist. de 
l'Orléanais, t. II, p. 308. — Mortet, p. 35. 



28 BÉPERTOIRE DES ARCHITECTES. MAÇONS, SCULPTEURS, 

BELESMENSIS. Voy. ROBERTUS. 

BENEDIGTUS, architecte de l'église Saint-Eutrope de 
Saintes à la fin du XP siècle ;1). 

BENEZET. Voy. JOANNES. 

BERGWARTHE signe un chapiteau dans l'église d'Andlau, 
en Alsace. 

BERINGARIUS, architecte de la cathédrale romane de 
Chartres vers 1050 (2). 

BERINGARIUS, architecte de Notre-Dame de Saintes au 
Xli- siècle (3). 

BERNARDUS, sculpteur, signe le chapiteau d'une colon- 
nette d une fenêtre du XIP siècle dans le croisillon sud de 
l'église abbatiale de Conques-en-Rouergue (4). 

BERNARDUS, architecte de la cathédrale de Saint-.Jacques- 
de-Compnstelle avant 1139 (5). 

BERNARDUS GELDUINUS, sculpteur du XII' siècle, signe 
la table du maître-autel primitif de Saint-Sernin de Tou- 
louse fixée au mur du bas-côté nord (6). 

BERNARDUS DE TRIBUS VUS, opcrarius, signe le linteau 
daté de 1178 du portail de la cathédrale de Maguelone (7). 

BERTRANDUS, tâcheron du XII*' siècle, signe des pierres 
à Saint-Trophime d'Arles et à Saint-Honorat des Alis- 
camps (8). 

(1) BuUclin Mnnuinental, t. X, 1844, p. 495. 

(2) Merlet et Clerval (l'abbé) : in inanusvril chartraiii du XI" siècle, 
p. 127. 

(3) Audiat (Louis) : Épii/raphie Sanloiu- el Atinisieiine, p. 84. 

(4) Communication de M. Angles. 

(5) Fita (Le P.): Liber de miraculis Sancti Jucobi, p. ô(). — Mortel, 
p. 406. 

(6) Mémoires de la Société archéolof)i(iiic du Midi de lu France, t. X, 
p. 387. 

(7) Revoil : Architecture romane du Midi de la France, t. I, pi. xi.vii. 

(8) Ihid., t. L p. XVII et pi. vu. 



CHARPENTIERS ET OUVRIERS FRANÇAIS 29 

BERTRANDUS, tâcheron du XII' siècle, signe des pierres 
de 1 éi^lisc de Saint-Gabriel Bouclies-du-RIiône! (i , 

BERTRANUS. Voy. STEPHANUS BERTRANUS. 

BRISMETUS, plombier anglais, répare les toitures de 
plomb de la cathédrale de Coutances et remplace le coq du 
clocher détruit par la foudre en 1091 (2). 

BRUNUS, sculpteur du XIP siècle, signe au fond de la 
niche qui renferme les statues de saint Mathieu et de saint 
Barthélémy dans le portail nord de la façade de léglise 
abbatiale de Saint-Gilles-du-Gard (3). 

CONSTANTINUS DE JARNAG, sculpteur, signe le tombeau de 
Jean d'Asside de Surat, évèque de Périgueux, mort en 1169, 
qui se trouve dans l'église de Saint-Ktienne à Périgueux 4:. 

GOORLAND. Voy. GAUTERroS. 

DANIHELIS, sculpteur du Xll' siècle, signe un chapiteau 
de Ic'glise de Saint-Sardos (Lot-et-Garonne) (5 . 

DEUSDET, moine bénédictin de Conques-en-Uouergue, 
bâtit une église de bois à Sarda, près de Bazas, vers 1076, 
et prend part à la construction de léglise d'Esclottes (Gi- 
ronde . 

DIVIONENSIS. Voy. PETRUS. 

ENGELGUINUS, charpentier, chargé des réparations du 
comble de l'église abbatiale de Saint-Riquier dans le second 
quart du XI* siècle 7). 

(I)Revoil: Architecture romane du Midi de la France, 1. 1. Appendice, p. x. 

(2) Recueil des Historiens de France, t. XIV, p. 79. — Mortel, p. 75. 

(3) Revoil : Architecture romane du Midi de la France, t. II, p. 61 
et pi. Lxv. 

(4) Mély (F. de) : Les primitifs français et leurs signatures. Les sculp- 
teurs, p. 35, fac-similé. 

(5) Marboutin (L'abbé), dans la Reuue de l'Agenais. 1906, p. 22. 

(6) Bouillet (L'abbé): Liber miraculorum Sancte Fidis,]). 212. — Des- 
jardins (G.) : Cartulaire de l'abbaye de Conques-en-Rouergue. p. 51. — 
Mortet, p. 238 et 239. 

(7) Chronicon Cenlulense. édlt. Lot. p. 197. — Mortet, p. 125. 



30 RÉPERTOIRE DES ARCHITECTES. MAÇONS. SCULPTEURS, 

FLAGEIUS. Voy. RADULPHUS. 

FROTOARDUS, nom probable dun sculpteur gravé sur 
deux bas-reliei's archaïques, qui représentent des lutteurs 
et qui sont réemployés dans la façade de l'église romane 
de La Celle-Bruère, en Berri (1). 

FDLGO, serf, puis frère convers de Saint-i\.iibin d'Angers, 
s'engage à peindre l'abbaye et à fabriquer des vitraux entre 
1082 et 1106 (2). 

FUSTEIA. Voy. RADULPHUS. 

GAIR ARDUS. Voy. RAYMUNDUS GAIR ARDUS. 

GALLEEERTUS, moine bénédictin, dirige les ouvriers de 
résrlise abbatiale de Saint-Benoît-sur-Loire vers 1080 (.3 . 

GARNERIUS, tâcheron, signe des pierres du clocher à 

Saint-Trophime d'Arles i4). 

GAUTERIUS GOORLANDI, architecte anglais, construit 
l'égrlise de Saint-Hilaire de Poitiers consacrée en 1049 et 
remaniée au XII*" siècle (5). 

GAUZFREDUS, sculpteur du XII'' siècle, signe les vantaux 
de bois de la porte occidentale nord de la cathédrale du 
Puy (6). 

GAUZO. Vov. HEZELO. 



(1) Lefèvrc-Ponlalis (E.) : L'éç/lise de La Celle- Bnii-re. dans le Bulletin 
Monumental, t. LXXIV, 1910, p. 281 

(2) Broussilloii (lî. de): Carluhiire de Sainl-Aubin d'Angers, l. II, p. 
17. — Mortel, p. 265. 

(3) Miracula Sancti Benedicti. édit. de Certain, t. III, p. 319. — Mor- 
tel, p. 11. 

(4) Communication de M. Labande. 

(5) Marehegaj' et Mabille : Chroniques des églises d'Anjou, p. 397. — 
Mortel, p. 141. 

(6) Thiollier (Noël) : L'architecture religieuse à l'époque romane dans 
l'ancien diocèse du Puy. p. 65 et pi. xxvi bis. 



I 



CHARPENTIERS ET OUVRIERS ERANÇAIS 31 

GELDUINUS, fondeur de eloelies à Saint-Florent de Saii- 
niur vers 1020 (1 . 

GELDUINUS. \ ..y. BERNARDUS GELDUINUS. 

GENESIUS, tàclieron du Xlh siècle, signe des pierres sur 
les églises de Noves et de Pernes Vaucluse) (2). 

GERALDUS, maître de l'œuvre de l'église abbatiale de 
Grandnioiit HtM-ault au milieu du XII" siècle l'S . 

GERALDUS DE LATOFAVO, moine, construit léglise de 
Saint-Bonnet-lEnfantier (Corrèze) vers 1070 (4i. 

GERARDUS, abbé de Saint-Jouin-de-.Marnes. dirige la 
construction faite par ses moines de deux églises à \ iliiers 
Maine-et-l.oirej. au commencement du XF siècle 5 . 

GILABERTUS, sculpteur du XI P siècle, signe les statues 
des apôtres saint André et saint Thomas provenant de 
Saint-Etienne de Toulouse et conservées au Musée de cette 
ville (G . 

GILGLELMUS, sculpteur du XI 1' siècle, signe l'ancien por- 
tail de l'église de Saint-Pompain Deux- Sèvres) (7i. 

GDjLO, sculpteur du WV siècle, signe un bas-relief 
représentant le soleil au-dessus de la porte nord de la 
cathédrale à Saint-Pons (Hérault) 8). 

(1) Marchegay et Mabille : Chroniques des églises d'Anjou, p. '2l~. — 
Morlet, p. 19. 

(2) Revoit : Architecture romane du Midi de hi France, t. I. .Appendice, 

p. XVI. 

(3) Dom Martènc: Aniplissima colleclio, t. \'I, col. 118. — Mortel, p. 354. 

(4) Champeval (J.-B.): Cartuhtire de iahluiye de Saint-Martin de Tulle, 
p. 345. — Mortel, p. 15. 

(5) Grandmaison (De) : Cartulaire de Saint-Jouin. p. 19. 
(6> Michel (André): Histoire de l'art, t. I, p. G24. 

(7) Mél3' (F. de) : Les primitifs français et leurs signatures. Les sculp- 
teurs, p. 46. 

(8) Bonnet (Emile): Antiquités et monuments du département de l'Hé- 
rault, p. 442. 



32 PÉPERTOIRE UES ARCHITECTES. MAÇONS, SCULPTEURS, 

GIRAUDUS, moine bénédictin, maître de Tceuvre deTéglise 

aby)atiale de Saint-Benoît-sur-Loire en 1160 (1). 

GIRAUDUS ATDEBERTUS DE SANGTO JOHANNE ANGERIACO, 
sculpteur du XIP siècle, originaire de Saint-Jean-d'Angély, 
signe la scène de la Crucifixion dans l'arcade gauche de 
la façade à Poussais Vendée) (2j. 

GIRAULDUS, sculpteur du XIP siècle, signe le tympan du 
portail de Saint-Ursin de Bourges qui représente les tra- 
vaux des mois et des fabliaux 3). 

GISLEBERTUS, moine, architecte de l'église abbatiale de 
Saint-Ouen de Rouen vers la fin du XP siècle (4). 

GISLEBERTUS, sculpteur du Xll*^ siècle, signe le tympan 
du grand portail de la cathédrale d'Autun qui représente le 
Jugement dernier (5). 

GOFRIDUS, sculpteur du XII'" siècle, signe un chapiteau 
,du chœur de Saint-Pierre de Chauvigny (Vienne) (6). 

GUILLELMUS. Voy. GILGLELMUS. 

GUILLELMUS, charpentier des moines de Saint-Père de 

Chartres au commencement du XIP siècle (7). 

GUELLEMOZ, sculpteur du XIP siècle, signe un chapiteau 
de la cathédrale de Langres (8). 



(1) Prou et Vidier : Recueil dex chartes de Saint-Benoît-sur- Loire, 
n" ci.xxii. 

(2) Mélj' (F. de) : Les primitifs français et leurs sirjnalures. Les sculp- 
teurs, p. .39. 

(3) Ibid., p. 44. Voy. le moulage au Musée du Trocadéro. 

(4) Ord. Vital, édit. Le Prévost, t. III, p. 432. 

(5) Méh' (F. de): Les primitifs français et leurs signatures. Les sculp- 
teurs, p. 45. Voy. le moulage au Musée du Trocadéro. 

(6) Ibid., p. 47. 

(7) Guérard : Cartulaire de Saint-Père de Chartres, p. 349. 

(8) Bulletin de la Société des Antiquaires de France, 1879, p. 261. 



CHARPENTIERS ET OIVRIERS FRANÇAIS .'iS 

GUINAMANDUS, moine bénédictin de La Chaise-Dieu, 
sculpte le tombeau de saint Front, dans Téglise collégiale 
du même nom. à Périgueux. en 1077 (1). 

GUIRANNUS, moine bénédictin, operarius de Saint-Victor 
de Marseille vers 1070 (2). 

HEBERTUS, chanoine de Tordre de Saint-Augustin, cons- 
truit des bâtiments et des conduites d"eau au prieuré de 
Sainte-Barbe-en-Auge, au XIl" siècle (3). 

HEZELO, moine bénédictin, architecte de léglise abba- 
tiale de Cluny 4 . Le moine Gauzon qui excita son zèle ne 
doit pas être considéré comme un architecte. 

HILDUARDTJS, moine bénédictin, reconstruit le chœur de 
l'église abbatiale de Saint-Pére de Chartres après l'incen- 
die de 1134 (5). 

HUGO, maître de lœuvre de l'église abbatiale de Conques- 
enrRouergue vers le milieu du W^ siècle (0). 

HUMBERTTJS, moine bénédictin de Montmajour, construit 
le prieuré de Correns (Var) au XL siècle (7). 



(1) Recueil des Historiens de France, t. XII, p. 287. — Mortel, p. 243. 

(2) Guérard : Carlnlaire de Saint-Victor de Marseille, t. I, p. 173. ■ 
Mortel, p. 189. 

(3) Sauvage (Norbert) : La chronique de Saintc-Barbe-en-Aucie. dans 
les Mémoires de l'Acad. des sciences, arts et belles-lettres de Caen, 19UG. p. 
24. — Mortel, p. 380. 

(4) Pierre le Vénérable: Epist., lib. III. 2, dans Migne : Patrologie 
latine, t. CLXXXIX, col. 279. 

(5) Doni Auberl : Histoire de l'abbaye de Saint-Père de Chartres. — 
Bibl. nal., mss. fr. 22474, ch. lxxxis, p. 272. 

(6; Douillet (L'abbé): Liber miracnloruni Sancte Fidis. p. 220. — Mor- 
tel, p. 106. 

(7) R. de Lastej'rie : Restitution d'une inscription du XL siècle, dans le 
Recueil du Centenaire de la Soc. des Ant. de France, p. 243. — Mortel, 
p. 305. 

3 



34 RÉPERTOIRE DES ARCHITECTES, MAÇONS, SCULPTEURS, 

HUNALDUS, moine bénédictin, chargé par Guillaume de 
Volpiano de décorer léglise abbatiale de Saint-Bénigne de 
Dijon au commencement du W" siècle (1). 

INGELBERTUS, architecte du château de La Chaize-le- 
Vicomte (Vendée) dans le dernier tiers du XI" siècle. 11 
vivait encore en 1095 (2). 

INGELVINUS. Voy. ENGELGUINUS. 

IZEMBARDUS, sculpteur du XI" siècle, signe un chapiteau 
de l'église abbatiale de Bernay (3). 

JANITOR. Voy. PETRUS. 

JARNAC. Voy. CONSTANTINUS. 

JOANNES, chanoine, architecte de l'église Saint-Jean- 
Baptiste à La Chaize-le- Vicomte (Vendée) commencée vers 
1080 et consacrée en 1099 (4). Il mourut vers 1115. 

JOANNES, moine bénédictin de La Trinité de Vendôme, 
est appelé au Mans vers le commencement du XIT' siècle 
par l'évêque Hildebert de Lavardin pour reconstruire la 
nef de la cathédrale (5). 

JOANNES BENEZET, moine, construit le pont sur le Rhône, 
à Avignon, de 1177 à 1185 (6). 

(1) Bougaud (L'abbé) et Garnier (.Joseph): Aiudecla Divionensia. Chro- 
nique de lahhaye de Sainl-Béniyne, p. 149. — Mortel, p. 32. 

(2) Marchegaj- et Mabille : Chroniques des églises d'Anjou, p. 33(5. — 
Mortel, p. 202. — Berthelé : Recherches critiques sur trois architectes poi- 
tevins de la fin du XI'^ siècle, dans le Bulletin Monumental, t. LU, 1886, 
p. 566. 

(3) Poréc (Le chanoine): L'écjlise abbatiale de Bernay. dans le Conyrès 
archéologique de Caen, t. Il, 1908, p. 610. 

(4) Marchcgay et Mabille : Chroniques des églises d'Anjou, p. 336. — 
Berthelé : Recherches critiques sur trois architectes poitevins de la fin du 
XI« siècle, dans le Bulletin Monumental, t. LUI, 1887, p. 19. 

(5) Migne : Patrologie latine, t. CLVII, col. 124 et 128.— xMorlel, p. 292. 

(6) Bibl. d'Avignon, ms. 2851, n" 1, et nis. 2776, f» 251. — Albanès 
L'abbé) : La vie de saint Bénézet, 1876, in-8''. 



CHARPENTIERS ET OL VRIERS FRANÇAIS 35 

JOHANNES, charpentier de la cathédrale romane de 
Chartres, mort avant 1060, avait fait fondre une cloche du 
poids de cinq mille livres (1). 

JOHANNES, lils de l'architecte Vital, charpentier de la 
cathédrale de Chartres au milieu du XII* siècle (2). 

JOHANNES, tâcheron du XII^ siècle, signe des pierres à 
Saint-'rropliimed'ArlesetàSaint-Honorat-des-Aliscamps(3). 

JOHANNES, tâcheron du Xll'^ siècle, signe des pierres à 
l'abbaye de Senanque (Vaucluse) (4). 

LANFREDUS, architecte des châteaux de Pithiviers et 
d"lvry-la-Bataille à la fin du XI"' siècle (5). 

LISGERUS, clerc, travaille à la charpente de l'abbatiale de 
Saint-Pierre d'Oudenbourg, près de Bruges, vers 1061 (6). 

LODEWIGUS, maître-charpentier de Bourbourg, construit 
le logis de bois du château d'Ardres (Pas-de-Calais) vers 
1120 (7). 

MANOALD, charpentier breton de la cathédrale de Chartres, 
mourut avant 1028 (8). 

MARTINUS, charpentier de la cathédrale de Chartres au 
milieu du XI'' siècle (9). 

(1) Merlet (R.) et Clerval (l'abbé) : In nmniiscrit cliartrnin du XI" 
siècle, p. 165. 

(2) Lépinols (De) et Merlet (L.): Curliilaire de Xotre-Daiiie de Chartres. 
t. III, p. 212. 

(3) Revoit: Architecture romane du Midi de la France, t. I. Appendice, 
p. XVII et pi. VIT. 

(4) Communication de M. Labande. 

(5) Orderic Vital : Historia ecch'siastica, édit. Le Prévost, t. III, p. 
416.— Mortet, p. 276. 

(6) Moniunenta Germaniœ historica. Scriptores, t. X\, p. 869. — Mor- 
tet, p. 169. 

(7) Ibid. Scriptores, t. XXI\', p. 624. - Mortet, p. 184. 

(8) Merlet et Clerval (l'abbé): l'n manuscrit charlrain du XI'- siècle, 
p. 16:5. 

(9) Ibid., p. 183. 



3G RÉPERTOIRE DES ARCHITECTES. MAÇONS. SCULF'TEURS, 

MARTINUS, moine, signe le tombeau de saint Lazare dans 
la cathédrale d'Autmi, sculpte entre 1170 et 1181) et détruit 
en 1706 (1). Il n'en existe plus que des débris. 

MARTINUS. Voy. WILLELMUS MARTINI. 

MOGONO. Voy. PETRUS. 

MONEDERIUS. Voy. VGO. 

MAURIGIUS, peintre décorateur du XII" siècle, signe une 
peinture dansl'église de Saint-Pierre-du-Lorouer(Sarthe)(2). 

NATALIS, sculpteur du XII" siècle, signe le linteau de la 
porte de Téglisc d'Autry-Issards (Allier) (3). 

NIVARDUS, artiste lombard, point un crucifix sur une 
bannière et décore l'église de Saint-Pierre, à Saint-Benoît- 
sur-Loire, après l'incendie de 1020 (4). 

CDD, architecte du clocher de Saint-Lucien de Beauvais 
au XIP siècle (5). 

ODOLRIGUS, fondeur de cloches à Saint-Florent-les- 
Saumur vers 1025 (G). 

ODOLRIGUS, moine bénédictin de Saint-Julien de Tours, 
peint des scènes de l'Apocalypse et de la vie de saint Pierre 
dans l'église de Saint-Pierre, à Saint-Benoît-sur-Loire, 
reconstruite après l'incendie de 1020 (7). 

(1) Mélj' (F. de) : Les primitifs français el leurs signatures. Les sculp- 
teurs, ]i. 36. 

(2) Communication de M. Laffillce. 

(3) Mély (F. do), op. cit.. p. 49. 

(4) Vita Gauzlini. édit. Dclislc, dans les Mémoires de la Soc. hist. de 
iOrléanais, t. II, p. 314 et 315. — Moilet, p. 38. 

(5) Félibien : Recueil historique de la vie et des onvratjes des plus célèbres 
architectes, p. 193. 

(6) Marchegaj' et Mabillc : Chroniques des éfjliscs d'Anjou, p. 277. — 
Morlct, p. 19. 

(7) Vita Gauzlini. édit. Delisle, dans les Mémoires de la Soc. hist. de 
l'Orléanais, t. II, p. 310. — Morlet, p. 36. 



CHARPENTIERS ET OUVRIERS FRANÇAIS 37 

ODOLRIGUS, moine bénédictin de Conques-en-Rouergue, 
est désigné comme capable de construire une église à 
Esclottes (Gironde), vers 1076 (1). 

OMBLARDUS, moine de La Cliapclle-Aude. signe une 
peinture détruite, qui était datée de 1116, dans l'église de 
Saint-Désiré (Allier) (2). 

OTGERIUS, ouvrier à Saint-Benoît-sur-Loire, est victime 
d'un accident vers 1095 (3). 

PAGANUS, moine bénédictin de l'abbaye de Redon, bâtit 
un vivier à Tréhiguier (Morbihan), au bord de la Vilaine, 
entre 1089 et 1128 (4). 

PETRUS, moine bénédictin de Conques-en-Rouergue, est 
désigné comme capable de construire une église à Esclottes 
(Gironde), vers 1076 (5). 

PETRUS, moine bénédictin de Saint-Sauveur de Redon, 
est désigné sous le nom de cimenta rins en 1104 [6]. 

PETRUS, tâcheron du XII"' siècle, signe des pierres à 
Saint-Trophime. à Saint-Biaise d'Arles et à Saint-Honorat- 
des-Aliscamps (7). 

PETRUS AGAS, sculpteur du XIL siècle, signe le linteau 
de la porte de l'église de Tersanncs (Haute-Vienne) (8). 

(1) Desjardiiis : Cartiilairc de iahhaye de Conques-en-Roiicrgiie, p. 51. 
— Mortel, p. 238. 

(2) (iclis-Didot et Laffilléc : La peinture dceoratÏL'e en France du A'/'' an 
XVI^ siècle, fig. c avant la pi. viii. 

(3) Miracula Sancti Benedicli, édit. de Certain, p. 327. — Mortel, p. 12. 

(4) Courson (A. de) : Cartulaire de l'abbaye de Redon, p. 34(). — Mor- 
tel, p. 281. 

(5) Desjardins : Cartulaire de iabhaye de Conqnes-en-Rouergne, p. 51. — 
Mortel, p. 238. 

(6) Courson (A. de), op. cit. Prolégomènes, p. ccxi. 

(7) Revoit : Architecture romane du Midi de la France, t. I. Appendice, 
p. XVII, XXIII et pi. VII. 

(8) Mêly (F. de) : Les primitifs français et leurs signatures. Les sculp- 
teurs, p. 50. 



38 RÉPERTOTRE DES ARCQITECTES, MAÇONS, SCULPTEURS, 

PETRUS DIVIONENSIS, sculpteur du XIP siècle, signe 
deux tympans provenant de Téglise abbatiale Saint-Béni- 
gne et conservés au musée de Dijon. Le même artiste signe 
le tympan de la porte latérale sud de Til-Châtel (Côte-d'Or). 
Il est impossible, à mon avis, de Tidentifier avec Pierre de 
Genève ou Pierre de Beaune, abbés de Saint-Bénigne 
au XIP siècle, comme l'a proposé M. l'abbé Chomton (1). 
Dans ce cas, on aurait gravt' sur la pierre Peints abbas. En 
outre, ces abbés n'étaient pas originaires de Dijon. 

PETRUS JANITOR, sculpteur du XIP' siècle, signe un cha- 
piteau de l'église de Chàtillon-sur-lndre (Indre) (2). 

PETKUS DE MOGONO, bénédictin de 1 Ile-dAix. architecte 
de l'église Saint-Barthélémy de La Rochelle vers 1152 (.3). 

PETRUS TRUTBERTI signe la mosaïque de l'église de 
Ganagobie (Basses-Alpes) entre 1122 et 1124 (4). 

PETRUS DE SANGTO ANDREA, constructeur dune maison 
de pierre dans le cimetière de l'église Saint-André de Gre- 
noble vers 1110 (5). 

PONCIUS, moine bénédictin, construit labbaye de Mon- 
tierneuF, à Poitiers, vers 1080 (6). 

PONCIUS, tâcheron du XI I'- siècle, signe des pierres à 
Saint-Honorat-des-Aliscamps, à Arles (7). 



(1) Hisloire de l'église Saint-Bénigne de Dijon, p. 166-169. 

(2) Mcly (F. dc^ : Les primitifs français et leurs signatures. Les scnlp- 
teiirs, p. 50. 

(3) Arcère (Le P.): Histoire de la ville de La Rochelle, t. II, p. 496. 

(4) Arnaud d'Agiiel (L'abbé) : Notice archéologique sur le prieuré de 
Ganagobie, dans le Bulletin archéologique, 1910, p. 323 et pi. lv. 

(5) Marion (J.) : Cartulaircs de l'église cathédrale de Grenoble, p. 217. 
— Mortel, p. 343. 

(6) Bibl. de Poitiers, collection Fontcneau, nis. 474, p. 49. — Mortet, 
p. 255. 

(7) (communication de M. Labandc. 



CHARPENTIERS ET OUVRIERS FRANÇAIS ' 39 

PONGIUS REBOLLI, chanoine, mort en 1183, opcrarius de 
Saint-Tropliinie d'Arles (1). 

PONTIUS, tâcheron du XII'' siècle, signe des pierres de 
l'ancienne cathédrale de Carpentras (2). 

PONTIUS, tâcheron du XIl" siècle, signe des pierres à 
l'c-glise de Saint-Andiol (Bouchcs-du-Rliùne) (3). 

RADULPHUS DE FLAGEIO ou DE FUSTEIA, moine bénédic- 
tin, commença la reconstruction de l'abbaye de Saint-Jouin- 
de-Marnes (Deux-Sèvres) en 1095. Il mourut le 16 août 
112!) (4). 

RAYMUNDUS GAIRARDUS, chanoine et prévôt, surveille 
les travaux de l'église de Saint-Sernin de Toulouse de 1080 
à 1118, date de sa mort. Il avait fait construire également 
une hôtellerie et deux ponts sur le Gers, mais il devait 
remplir les fonctions d'operarùis (5). 

RENGO, maître-appareilleur du XII'' siècle, signe une 
base dans le croisillon sud de Saint-Philibert de Tournas (6). 

RENOLDUS, sculpteur du XII'' siècle, signe un chapiteau 
dans l'église de Saint-Savin-de-Lavedan (Hautes-Pyrénées). 

ROBERTUS. Voy. ROTBERTUS. 

ROBERTUS, architecte de la cathédrale de Saint-Jacques- 
de-Compostelle avant 1139 (7). 

(1) Lasteyrie (li. de): Etudes sur la sculpture française au moyen âge, 
p. 61, fig. 16. 

(2) Communication de M. Labande. 

(3) Ibid. 

(4) Marchegay et Mabille : Chroniques des églises d'Anjou, p. 411. — 
Herthelé : Recherches critiques sur trois architectes poitevins de la fin du 
XI<= siècle, dans le Bulletin Monumental, t. LUI, 1887, p. 113. 

(5) Douais (L'abbé) : Vita Sancti Raimundi, dans les Mélanges sur 
Saint-Sernin de Toulouse, p. 16. — Mortel, p. 261. 

(6) \'irey (Jean): Les dates de construction de Saint-Philibert de Tour- 
nus, dans le Bulletin Monumental, t. LXVII, 1903, p. 544. 

(7) Fila (Le !■*.) : Liber de niiracnlis sancti Jacobi, p. 56. — Mortet, 
p. 406. 



40 RÉPERTOIRE DES ARCBITECTES. MAÇONS, SCULPTEURS, 

ROBERTUS, maître de loeuvre de léglise de Rollainvillc 
(Vosgesi au Xlï' siècle, sig-ne une pierre de Fabside (11. 

ROBERTUS BELESMENSIS, architecte du château de Gi- 
sors à la fin du XI*" siècle et du château de Bridgenorth, 
en Angleterre, vers 1102 (2). 

RODULFUS, fondeur et ciseleur, orne d'une clôture de 
cuivre le chœur de Téglise de Saint-Pierre, à Saint-Benoît- 
sur-Loire, vers 1029 (3). 

ROGERUS, peintre-verrier de Reims, orne de vitraux les 

chapelles de l'église abbatiale de Sainl-Hubert-d'Ardenne, 
vers 1070 (4). 

ROGERUS, nom probable d'un sculpteur du XII'' siècle 
gravé au-dessus de la tète d'un boucher, à la cathédrale de 
Chartres, à droite de la porte centrale de la façade (5). 

ROTBERTUS, sculpteur du XII« siècle, signe un chapiteau 
de Notre-Dame-du-Port, à Clermont-Ferrand. qui repré- 
sente lAnnonciation et la Visitation (G). 

ROTBERTVS, appareilleur et sculpteur du XlPsiècle, signe 
une base et le tailloir d'une colonne du chœur, le petit cha- 
piteau d une chapelle et des pierres dans l'église de Saint- 
Révérien (Nièvre) (7). 

(1) I\OBERTVS EX OC OPEHE FVIT MAGISTER. Inscription 
coniniuniquce par M. André Pliilippu. 

(2) Orderic Vital, édit. Le Prévost, t. IV, p. 21 et 170. 

(3) Vita Gauzlini, édit. Delisle, dans les Mémoires de la Soc. hist. de 
l'Orléanais, t. II, p. 315. — Mortet, p. 38. 

(4) Chronicon Sancti Hiiberti, dans les Mon. demi. hist. Scriplorcs, 
t. Vlll, p. 579. — Mortet, p. 193. 

(5) LefAvre-Pontalis (E.) : Les architectes et la construction des cathé- 
drales de Chartres, dans les Mémoires de la Soc. des Ant. de France, 
t. LXIV, 1903, p. 87. 

(6) Enlart : Catalof/uc ijénéral illustré du Musée de sculpture com- 
parée, p. 28. 

(7) Communication de M. l'ahbé Brot, curé de Saint-Hévérien, qui m'a 
signalé un nom très ed'acé sur la gueule du monstre qui représente 
l'Enfer, siu- un gros chapiteau du chceur.' 



CHARPENTIERS ET OUVRIERS FRANÇAIS 41 

SALARDUS, tâcheron du XIP siècle, signe des pierres sur 
la coupole du clocher de la cathédrale de Viviers (1). 

SALARO, tâcheron du XIP siècle, signe une pierre de 
léo-lise de Saint-Gabriel (Bouches-du-RhôneiM2i. 

SALVATOR, tâcheron du XIl'^ siècle, signe une pierre de 
l'église de Saint-Gabriel ( Bouches-du-Rli(')ne 3 . 

SANCTUS ANDREAS. ^ oy. PETRUS DE SANGTO ANDREA. 

SANGTUS JOANNES ANGERIAGUS. Voy. GIRAUDUS. 

SAVARI, moine du XII'^ siècle, constructeur du prieuré 
de Bellenoue (Vendée) (4). 

SELVA, moine bénédictin, bâtit l'église abbatiale de Saint- 
Martin-du-Canigou entre 1001 et 1000 (5i. 

SENONENSIS. Voy. WILLELMUS SENONENSIS. 

SIMON, tâcheron du Xll- siècle, signe des pierres à lab- 
baye de Senanque (Vaucluse) (6). 

STEFANUS, tâcheron du XII'= siècle, signe des pierres de 
1 absidiolc nord de la cathédrale de Saint-l^aul- Trois-Chà- 
teaux (7). 

STEPHANUS, tâcheron du XII" siècle, signe des pierres à 
Saint-Trophime d'Arles 'S . 

STEPHANUS BERTRANUS, maître -appareillcur du XII' 
siècle, signe une moulure d'imposte sous lare triomphal 
de l'église Notre-Dame, à Colombiers (Gard) (9). 

(1) Revoil : Architecture romane du Midi de la France, t. I. .\ppL'ndice, 

p. XXII. 

(2) Ihid.. l. I. Appendice, pi. v, lig. 8. 

(3) Ihid., t. I. Appendice, p. x. 

(4) Gallia christiana, t. II, Instrumenta, col. 411. 

(5) Murca hi.'tpanica , col. 971. — Mortet, p. 25. 

(6) Communication de M. Labandc. 

(7) Ibid. 

(8) Ibid. 

(9) Labande : Etudes d'histoire et d'archéologie romanes. Eglises et cha- 
pelle de la région de Bagnols-sur-Cèze, p. 169. 



42 RÉPERTOIRE DES ARCHITECTES. MAÇONS, SCULPTEURS, 

TEDINUS, prêtre et gardien de la cathédrale de Lyon, 
construit un pont de pierre sur la Saône, en 1076 (1). 

TEUDO, architecte de la cathédrale de Chartres à la fin du 
X^ siècle, mourut avant 1028 (2). 

THEODARDUS, moine hénédictin de La Chaise-Dieu, est 
chargé de bâtir l'église du prieuré de Sainte-Gemme en 
Saintonge, en 1079 (3). Le titre de magister, qui lui est 
donné par le chroniqueur, permet de lui attribuer le rôle 
darchitecte ])lutôt qu'à ses compagnons Artauld et Robert. 

THETBAUDUS, prévôt de l'abbaye de Saint-Florent-les- 
Saumur. surveille les travaux de construction du château du 
Mont-Glonne et des bâtiments monastiques, vers 1040 (4). 

THIETMARUS, maître-charpentier de l'église abbatiale de 
Stavelot, prés de Liège, dans la première moitié du W 
siècle (5). 

TRUTBERTUS. Voy. PETRUS. 

UGO, tâcheron du XII'" siècle, signe des pierres sur la 
cathédrale de Vaison, sur les chapelles de Sainte-Colombe 
à Faucon et du Saint-Sépulcre à Beaumont de Malaucène. 
dans l'escalier dans la crypte de la cathédrale d'Apt, sur les 
églises de Notre-Damc-d'Aubune (Vaucluse) et de Saint- 
Restitut (Drôme) (()). 



(1) Obiluuriuin eçclesiœ Liuiduneiisis. p. 4.'5. 

(2) Merlet et Clerval (l'abbé) : f'/i imimiscril chartniin du XI"^ siècle, 
p. I.i7. 171 cl 184. 

(3) Tahulariuin Hanche Gemiutw, dans Hesly : Histoire des comtes de 
Poitou, 1()47, p. 4U3. - Mortft, p. '2V.). 

(4) Marchegay et Mabille : Chroniques des églises d'AuJuu, p. 282. — 
Mortel, p. 21. 

(.")) Acta Sanctoruni, janvier, t. 11, p. ().')!. Yita S. Popponis. 
(()) Hcvoil : Architecture romane du Midi de la France, t. I. Appendice, 
p. XIX et pi. VI. 



CUARPENTIERS ET OUVRIERS FRANÇAIS 43 

UGO, tâcheron du XII*" siècle, signe une pierre dans 
It-glisc de Saint-Gabriel (Bouches-du-Rliône). Sa marque 
dilTère de celle du tâcheron précédent (1). 

UGO MONEDERIUS, nom probable d'un sculpteur du XI 1" 
siècle, gravé sur un chapiteau extérieur d'une chapelle 
rayonnante au chevet de Saint-Hilaire de Poitiers (2). 

UNBERIUS, sculpteur du XII'' siècle, signe un chapiteau 
du porche de Saint-Benoît-sur-l.oire (3). 

USTUL. A oy. ARNOLDUS USTUL. 

VALERIUS, moine l)énédiclin de l'abbaye de Saint-Melaine, 
à Rennes, exécute des vitraux pour l'église du monastère 
vers le milieu du XI" siècle (4). 

VITALIS, charpentier d'isigny, fabrique des châssis de 
bois pour les vitraux delà cathédrale romane de (>outances, 
dans la seconde moitié du XI'' siècle (5). 

VITALIS, architeclc de la cathédrale de Chartres, mort 
avant U.30 H\]. 

WALTERIUS, peintre-verrier qui vivait au commencement 
du XII'' siècle, à l'abbaye de Molesme (Côte-d'Or) (7). 



(1) Revoit : Architecture romane du Midi de In France. 1.1. Appendice, 
p. X. 

(2) Lefèvre-Pontalis(E.) : Saint-Hilaire de Poitiers. Etude archéologique, 
dans le Congrès archéologique de Poitiers, 1903, p. 365. 

(3) Rocher (L'abbé) : Histoire de l'abbaye royale de Saint-Benoit-sur- 
Loire, pi. XIII, p. 385. 

(4) Inslauratio monasterii Sancli Mcliinii. dans les AnulccUi Ballan- 
diana, t. IX, ]>. 440. — Mortel, p. 155. 

(5) Miraculu ecclesie Constunliensis, éilit. Delisle, dans la Bibl. de 
l'École des Chartes. 1848, p. 345. — Mortel, p. 145. 

((}) Merlel et Clerval (l'abbc) : lu manuscrit chartrain du XL' siècle, 
p. 179. 

(7) Arch. de la (]ote-d'Or, Cartulaire de Molémc, t. I, p. 86. 



44 RÉPERTOIRE DES ARCHITECTES, MAÇOiNS. SCULPTEURS, 

WALTERUS, fils dllubert, moine bénédictin de Saint- 
Martin de Tournai, reconstruit l'église abbatiale, le réfec- 
toire et le cellier vers la fin du XI'^ siècle (1). 

WALTERUS, fils de Raoul, bâtit une chapelle dédiée à la 
Vierge dans la forêt de Pinon (Aisne), qui fut consacrée par 
Lisiard. évèque de Soissons (1108-1126) (2). • 

WILLELMUS, nom probable d'un sculpteur du XII- siècle, 
gravé sur un chapiteau dans légliso de Biéville-sur-Orne 
((".alvados) fo). 

WILLELMUS MARTINI, maître-a[)pareilleur du Xlh' siècle, 
signe la Inise d un pilier de la nef, qui porte la date de 1152, 
dans l'église de Saint-André-le-Bas. à Vienne (Isère) (4). 

WILLELMUS SENONENSIS, architecte, commence la recons- 
truction du chœur de la cathédrale de Cantoi'béry en 1175. 
Victime d'un accident d'échafaudage en 1178, il revient en 
France. Guillaume l'Anglais lui succède (5). 

WIREMBOLDUS, architecte de l'église de Saint-Lucien de 
Beauvais au XI 1'' siècle (6). 



(1) Liber de reskuirittionc Sancti Martini Toriiaceiisis, dans aligne : 
Patroloijie latine, t. CLXXX, col. 82-93, passim. — Morlt-t, p. 290. 

(2) Migiu- : Patroluciic latine, l. CLXXX, col. KM). - Mortel, p. 291. 

(3) Riiprich-Robert : L lurhilectiire normande an.v XI" et A'//<= siècles, 

p. CI. 

(4) Allnier (A.) : Inscriptions aniiqnes et du moyen âge de Vienne, t. V, 
p. 233 et fac-similé n" 372. 

(5) Chrontca Gervasii, dans Stubljs : Rernni hrilannicaruni mcdii œvi 
scriptores, n" 73, t. I, p. 6. — Mortel, p. 211 et 224. 

(()) Félibicn : Recueil historique de la vie et des ouurayes des plus célèbres 
architectes, p. 193. 



CIlAHrENTIERS ET orVRlF.RS FRANÇAIS 



TABLE DES NOMS DE LIEUX 

Andlau (Alsace). Eg-lise. Voy. Bergwarthe. 

Andres Pas-de-Calais). Abbaye et é<i^lise. \o\. Aiinon. 

Angers. Abbaye de Saint-Aubin. Voy. Fiilco. 

Apt. Eglise Sainte-xVnne. Voy. Ugo. 

Ardres (Pas-de-Calais). Château. Voy. Lodewicns. 

Arles. Eglise de Saint-Trophime. Voy. Berlrandiis, Gar- 
ncriiis, Johannes, Petrus, Poncitts Reholli, Stepluiniis. — 
Eglise de Saint-Honorat-des-Aliscanips. Voy. Johannes, 
Petriis, Pondus. — Eglise de Saint-Biaise. Voy. l^elriis. 

Autry-Issards (Allier). Eglise. Voy. Natdiis. 

Autun. (Cathédrale. Voy. Gislebei-lus, Martimis. 

Avignon. Pont. Voy. Joannes Benezet. 

Beaumont de Malaucène Vaucluse^. Chapelle du Saint- 
Srjndere. \ oy. Lgo. 

Beauvais. Eglise de Saint-Lucien. Voy. Odu, Wircin- 
bokli/s. 

Bellenoue (Vendée). Prieuré. Voy. Scu'ari. 

Bernay. I^glise abbatiale. Voy. hembardus. 

Biéville-sur-Orne (Calvadosl. Église. Voy. WiUehnus. 

Bouresse (Vienne). Eglise. Voy. Anschariiis. 

Bourges. Eglise Saint-Ursin. Voy. Giraaldits. 

Bridgenorth (Angleterre . Voy. Hobertiis Belesinensis. 

Gantorbéry Angleterre). Cathédrale. Voy. Willelmus 
Scnoncnsis. 

Carpentras. Cathédrale. Voy. Pantins. 

Chartres. Cathédrale. Voy. Beringaiius, Johannos, Jo- 
Juinnes, filins Vitalis, Manoald, Martinns, Rogerus, Tendo, 
Vitalis. — Abbaye et église de Saint-Père. Voy. Guillel- 
niiis, llildnardus. 

Châtillon-sur-Indre (Indre). Voy. Petms Janitor. 

Ghauvigny (Vienne . Eglise de Saint-Pierre. Voy. Go/'ridns. 

Glermont-Ferrand. Église Notre-Dame-du-Port. Voy. 
Hotbcrtus. 



46 RÉPERTOIRE DES ARCHITECTES, MAÇONS, SCULPTEURS. 

Gluny. Kg'lise abbatiale. Voy. Hezelu. 
Colombier (Gard;. — Eglise Notre-Dame. Voy. Stephanus 
BertrdHus. 
Conques-en-Rouerg'ue. Église abbatiale. \oy. Bernrtfdiis, 

Correns Var . Prieuré. Voy. Humberliis. 

Goutances. Cathédrale. Voy. Brismetds, Vitalis. 

Dijon. Église abbatiale de Saint-Benigne. Voy. Hnnal- 
diis, Peti'Ks Divionensis. 

Esclottes Gironde;. Église. Voy. Z)^^//.^^^^,^^?^;///^//^,/*^////^. 

Faucon (Vaucluse). Chapelle de Sainte-Colombe. Voy. Ugo. 

Poussais Vendée . Eglise. Voy. Girandns Atdebertiis. 

Ganagobie (Basses-Alpes). Eglise du prieuré. Voy. Petius 
Tvntherti. 

Gisors lùire . Château. Voy. Robertns Belesmensis. 

Grandmont (Iléraultj. Eglise abbatiale. Voy. (jeraldiis. 

Grenoble. Diocèse. Voy. Ado Alodisitis. — Maison. Voy. 
Petrns de Sancto Andréa. 

Ivry-la-Bataille l'Eure). Château. Voy. Lanfrediis. 

La Gelle-Bruère Cher). Eglise. Vov. Frotoardus. 

La Chaize-le-Vioomte ('Vendée'. Eglise Saint-Jean-Bap- 
tisle. Voy. Joannes. — Château. Voy. Ingelbertns. 

Langres. Cathédrale. V^oy. (jidUemoz. 

La Rochelle, Église Saint-Barthélémy. Voy. Petrus de 
Mo go no. 

Le Mans, Cathédrale. Voy. Joannes. 

Le Puy. Cathédrale. Voy. Gnuzfredus. 

Lyon. Pont. Voy. Tedinus. 

Maguelone. Catliédrale. Voy. Bernardus de tribus viis-. 

Marseille, Abbaye de Saint-Victor. Voy. (iuirannus. 

Molesme Côte-dOr). Abbaye. Voy. Walterius. 

Mont-Glonne, prés Saumur. Château. Voy. Albaldiis, 
Tlœtbandiis. 

Notre-Dame d'Aubune (Vauclusej. Église. Voy. Ugo. 

Noves Vauclusc). Eglise. Voy. (jenesius. 

Oudenbourg Belgique). Eglise abbatiale. Voy. Lisgerus. 

Périgueux. Eglise de Saint-Étienne. Voy. Constantiniis 
de Jarnac. — Église de Saint-Front. Vov. Gninaniandiis. 



CUARl'ENTIEHS ET OIVRIEHS FRANÇAIS 47 

Pernes Vauclusel. Eglise. Voy. Geiiesins. 

Pinon (Aisne). Chapelle. Voy. Walteru.s. 

Pithiviers. Château. Voy. Lanfredus. 

Poitiers. Abbaye de jMontierneuf . Voy. Pondus. — Eglise de 
Saint-IIilaire. Voy. Gauterius Coorlandi, Ugo monederiiis. 

Redon. Abbaye de Saint-Sauveur. Voy. Petrus. 

Rennes. Eglise abbatiale de Saint-Melainc. Voy. Valerius. 

RoUainville (Vosges). Eglise. Voy. Hoberius. 

Rouen. Eglise abbatiale de Saint-Ouen. Voy. Gisleher/i/s. 

Saint-Andiol (Bouches-du-Rlione . Eglise. Voy. Pantins. 

Saint-Benoît-sur-Loire. Abbaye. Voy. Algesius, Arnnlfus. 
— Eglise abbatiale. Voy. Adam, Archembodiis, GaUeher- 
tiis, Giraiidns, Otgerius, Unherius. — Eglise de Saint- 
Pierre. Voy. Nivardus, Odolriciis, Rodnlf'us. 

Saint-Bonnet-l'Enfantier iCorrèze). Voy. GeraJdas de 
Lnlofavo. 

Saint-Denis (Seine). Eglise abbatiale. Voy. Albricus. 

Saint-Désiré (Allieri. Eglise. Voy. Omblardtts. 

Saint-Florent-les-Saumur. Abbaye. Voy. Albahlus, Gel- 
diiiniis, Odolriciis, Thetbaiidiis. 

Saint-Gabriel (Bouches-du-Rhônel. Eglise. Voy. Bcrtnm. 
dus, Salaro, Sahator, Ugo. 

Saint-Gilles-du-Gard. Eglise abbatiale. Voy. Brunus. 

Saint-Genis Ain . Eglise. Voy. Andréas. 

Saint-Hubert-d'Ardenne (Belgique). Abbaye. Voy. Hogerus. 

Saint-Jacques-de-Compostelle Espagne). Cathédrale. Voy. 
Bernardus, Hoberius. 

Saint-Jouin-de-Marnes Deux-Sèvres). Abbaye. Voy. Ha- 
duJf'us de Fldgeio. 

Saint-Martin-du-Ganigou. Eglise abbatiale. Voy. Seh>a. 

Saint-Omer. Abbaye de Saint-Bertin. Voy. Alquerus. 

Saint-Pantaléon Vaurluse). Eglise. Voy. AUigerius. 

Saint -Paul -Trois -Châteaux (Drônie). Cathédrale. Voy. 
S te f anus. 

Saint-Pierre-du-Lorouer (Sartlie). Église. Voy. Mauricius. 

Saint-Pompain (Deux-Sèvres). Eglise. Voy. Gilgh'hnus. 

Saint-Pons (Hérault). Cathédrale. Voy. Gillo. 

Saint-Restitut (Drôme). Église. Voy. Ugo. 



48 RÉPERTOIRE DES ARCHITECTES, MAÇONS, SCULPTEURS, 

Saint-Révérien (Nièvre). Eglise. Voy. Rotbertus. 

Saint-Riquier. Eglise abbatiale. Voy. Engelguinits. 

Saint-Sardos i Lot-et-Garonne). Voy. Danihelis. 

Saint-Savin-de-Lavedan (Hautes-Pyrénées). Eglise. Voy. 
Rcnoldus. 

Saint-Trond i Belgique). Abbaye. Yoy. A rnoldus. 

Sainte-Barbe-en-Auge (Calvados). P rieuré.. \ oy. Hebeilns. 

Sainte -Gemme (Charente -Inférieure). Prieuré. Voy. 
TlieDciardus. 

Saintes. Église Saint-Eutrope. Voy. Benedictus. — Eglise 
Notre-Dame. Voy. Beringarius. 

Sarda (Gironde). F]glise. Voy. Deasdet. 

Senanque (Vaucluse). Abbaye. Voy. Johannes, Simon. 

Stavelot (Belgique). Eglise abbatiale. Voy. Thietmarus. 

Tersannes (Ilaute-Vienne). Eglise. Voy. Petnis Acas. 

Til-Ghâtel (Cùte-d'Or). Eglise. Voy. Petriis Dwiunens/'s. 

Toulouse. Eglise de Saint-Etienne. Voy. Gilabertus. — 
Église de Saint-Sernin. Voy. Ai-noldns Ustitl, Berna i-dns, 
(ieldiiiniis, Haymiindiis Gairardus. 

Tournai (Belgique). Abbaye de Saint-Martin. Voy. W al- 
lé vhh. 

Tournus (Saône-et-Loire). filglise abbatiale de Saint-Phi- 
libert. Voy. Renco. 

Tréhiguier (Morbihan). Vivier. \oj. Paganus. 

Troyes. Voy. Andréas. 

Vaison Vaucluse . Catlu'drale. Voy. Ugo. 

Vienne i Isère i. Eglise de Saint-André-le-Bas. Voy. 117/- 
lelmiis Martini. 

Vihiers i Maine-et-Loire . Église. Voy. (îerardiis. 

Viviers (Ardèche). Cathédrale. Voy. Petrus Lans, Sa- 
la /'dus. 



Caen. — Iinpr. H. Delesques, rue Demolombe, 34. 



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Dr MÊME AU TE un r 



L'éirlise de Fre.snav-siir-S.irtlie. dans le Bulletin Monnmcntdl, 
t. LXVI. 1902. 

L'église abbatiale de C'iiaalis (Oise), dans le Biilictiti Monn/ncn- 
tal, t. LXVI. 1902. 

L'église abbatiale d'Évroii (.llaveniie), dans le Bulletin Monu- 
mental, t. LXVIL 1903. 

L'architecture jSfothique dans la Chaiiipauiie iiiéridiouale au XIIl' 
et au XVr siècle, dans le Con(//-ès archéoloijiqtie de Tvoyes, 
1903. 

Les l'açîides successives de la cathédrale de Chartres au Xr et au 
Xir NÏècle. dans le Congri'.s urclièologique de Cliartrea, 1901. 

Le puits des Saiuts-Forls et les cryptes de la cathédrale de 
Chartres, dans le Bulletin Monumental, t. LXYII, 1903. 

.\ouvelle étude sur la façade et les clochers de la cathédrale 
de Chartres. Réponse à M. .Mayeux. dans les AJémoii-es de la 

Société arclièoio(/i(/ue d' liure-et-l.oir, t. XIII. 1904. 

Les architectes et la construction des cathédrales de Chartres, 

dans les Mémoires de la Société nationale des Antiqu((ii-es de 
France, t. LXIV. 1905. 

Naint-llilaire de Poitiers. Étude archéoloirique. dans le Congrès 
aTc/iéologi'/ue de Poitiers. 1904. 

L'éfflise de .lazeneuil (Vienne), dans le Congrès ai-c/té/oloqique 
de Poitiers. 1904. 

Jean Lanulois. architecte de Saint-Urbain de Troyes. dans le 
Bulletin Monunwntal, t. LXVIII, 1904. 

Saint-Ëvreinond de Creil. Notice nécroloffique. dans le Bul- 
letin Monumental, t. LXVIII. 1904. 

La cathédrale romane d'Orléans, dans le Bulletin Monumental, 
t. LXVIII, 1904. En coliaboi'ation avec M. .Tarrv. 

Le château de Lassay (Mayenne), dans le Bulletin Monumental, 
t. LXIX, 1905. En collaboration avec M. le nuu-qnis de 
Beauchesne. 

Le. déambulatoire champenois de Saint-Martin d'Étampes. dans 
le Bulletin Monumental, t. LXIX, 1905. 

Les dates de Saint-Julien de Brioude. dans le Congrès arché- 
ologique du Pug, 1905. 

i/éirlise de Cbâtel-.Montasrne (Ailier). dans le Bulletin Monumen- 
tal, t. LXIX. 1905. 

A travers le Beauv.aisis et le Valois, dans le Congrès arché- 
ologique de Beaucais, 1906. 

Les influences normandes au Xr et au Xll" siècle dans le nord 
de la France, dans le Bulletin Monunwntal, t. LXX, 1906. 



DU MEME Ai TEL' H 



Les clochers du Xlir el du XVT siècle dans le lieauvaisis ei le 
V'alois. dans le CoïKji-ès (ircliéo/o(/('/iic de Bfanrais. 1906. 

Cooiment doit-on rédiger la nionosTraphie dune ésriise ? dans 
le Biil/pTin Momiiiieatdl, t. LXX. 1906. 

Les oriffines des g'âl>ies. dans le Bnlletin Monnini-nidl, \ LXXI 
1907. 

L'abbaye du Moucel (Oise>. Étude nreliéoloiriquè. dans le Bul- 
li'i'ut Muitaiiiriiiiil, l. LXXl. 19.):. 

Saint-Paul de \arbonne. Étude arcliéoloaique, dans le Conc/rès 
arc/ii'olof/i'/nL' de Carrassoimi' et l'cffiigiitin, 1907. 

Le caveau central de la crvpte de Saint-Denis, dans le Ballctin 
Monumental^ t. LXXI. 1907. 

L'éfflise de Villeneuve-sur-Yonue, dans le Coniin's ai-rliroiogique 
cl'Arallon, 1908. ' , 

Les caractères distinciifs des écoles gothiques de la (hampasrne 
et de la Bouijroffne. dans le Cont/rcs (i}-rhènloqi</nf t/'Aral/on, 
1908. 

Les cîinipasnes de construction de Xotre-Daine d'Étanipes. dans le 
BuUrlin Moiitiinrntal, t. LXXIII. 1909. 

La cathédrale de Coutances, dans le Congi-ès archéoloyique de 
Caen, 1909. 

Les clochers du Calvados, dans le Conqrès archéoloqiqué de 
Caen. 1909. ' ' ? 

Étude sur les ogives toriques à filet saillant, dans le Bulletin 
Monumental, t. LXXIII. in09. 

Le donjon quadrilobé d'Ambleny, dans le Bulletin Monumental, 
t. LXXIV, 1910. 

L'église de La Celle-Bruère (Cher), dans le Bulletin Monumental, 
t. LXXIV, 1910. 

L'église Xotre-Danie du Thor, dans le Congrès archéologique 
d'Avignon, 1910. 

L'église de Cernv-en-Laonnois, dans le Bulletin Monumental, 
t. LXXIV, 1910. 

L'église abbatiale du Ronceray d'Angers, dans le Congrès ar- 
chéologique d'Angers et Saunnir, 1910. 

L'école orthodoxe et l'archéologue moderniste, dans le Bulletin 
Monumental, t. LXXV, 1911. 

L'église de Cormeilles-en-Vexin (Seine-et-Oise), dans le Bulletin 
Monumental, t. LXXV, 1911.